Analyse
Quelle stratégie adopter pour 2010 ? il y a 7 ans - mardi 29 décembre 2009

Le rebond des Bourses en 2009 a laissé bon nombre d’investisseurs dans l’expectative.

Le rebond des Bourses en 2009 a laissé bon nombre d’investisseurs dans l’expectative. Au niveau actuel des cours, faut-il acheter ou au contraire vendre ses actions ? Mais peut-être seriez-vous mieux avisé de simplement conserver vos actions en portefeuille ? Notre stratégie.

Un rebond fragile
· L’environnement actuel est plus favorable qu’il y a quelques mois. Le gros des destructions d’emplois est derrière nous et le chômage aux USA. a reculé en novembre. Des facteurs positifs pour les Bourses, au même titre qu’une inflation limitée. Celle-ci devrait en effet empêcher un trop brusque relèvement des taux, qui freinerait la consommation. L’impact de la remontée des taux par les banques centrales fin 2010, début 2011 devra néanmoins être tenu à l’œil.
· Malgré tout, la consommation des ménages ne devrait pas connaître de forte reprise en 2010. D’une part, nous n’espérons pas de baisse rapide du chômage. D’autre part, la consommation va devoir commencer à se passer des plans d’aide publique, qui prendront fin courant 2010. La nécessité pour les Américains de se désendetter pèsera aussi sur toute reprise des dépenses.

Bourses correctement évaluées
Les gains de productivité ont permis aux sociétés de bien négocier l’année qui s’achève, en publiant des résultats au-dessus des attentes. Pour 2010, la progression du chiffre d’affaires devrait rester faible, dans un contexte de consommation molle. En l’absence de reprise de la demande, les sociétés ne resteront pas l’arme au pied. De nouveaux plans d’économies seront probablement annoncés. Pour l’heure, sur la base de nos prévisions (prudentes) de bénéfices et de dividendes, nous jugeons que les marchés boursiers sont en moyenne correctement évalués, voire chers.

Evaluation des Bourses

Europe

Correcte

Belgique

Chère

Pays-Bas

Chère

Allemagne

Chère

Italie

Correcte

France

Correcte

Royaume-Uni

Bon marché

Etats-Unis

Correcte

Après le rebond des indices, peu de Bourses nous semblent encore sous-évaluées.
Mais des opportunités demeurent. Soyez sélectifs !

Quelle stratégie ?
· Si vous n’êtes pas prêt à prendre un peu de risque, limitez-vous aux comptes d’épargne, comptes à terme et obligations à courte échéance, soit maximum 3 à 5 ans (en euro, si vous voulez éviter le risque de change).
· Si une dose de risque ne vous effraie pas, tournez-vous vers les actions, à condition de n’y consacrer qu’une petite partie de votre épargne et en tenant compte du risque que vous êtes prêt à prendre. Chaque action de notre sélection a son indicateur de risque, tenant compte e.a. du niveau d’endettement, des résultats récents, du degré de risque de la stratégie…

Des opportunités
· Au niveau sectoriel, nous privilégions les services aux collectivités. Même si beaucoup d’acteurs du secteur ont vécu au-dessus de leurs moyens ces dernières années (à cause de lourdes acquisitions), la sanction boursière a été trop forte, selon nous, et les fondamentaux restent bons (démographie favorable, dividendes élevés…). Traversant bien la crise, le britannique National Grid reste bon marché. Ayant plus faiblement progressé en 2009, le secteur des télécoms offre aussi un bon potentiel. Achetez Vodafone et Telecom Italia qui offrent de beaux dividendes élevés. Pour son caractère défensif, tournez-vous aussi vers le secteur pharmaceutique. Selon nous, AstraZeneca est aujourd’hui l’action la plus attractive du secteur.
·
Même dans un marché cher, des entreprises restent bon marché. Dans l’environnement actuel, il faut être sélectif. Sur le marché bruxellois, nous épinglons e.a le holding Gimv, bon marché. Sur un marché américain correctement évalué, nos conseils d’achat se portent sur CSC, Intel (que nous conseillons depuis peu à l’achat) ou Time Warner, entré dans une phase de restructuration dont tirera profit l’actionnaire. L’action britannique Psion nous semble aussi intéressante. Son cours a chuté après la déception du résultat du second semestre. Une belle opportunité.
· Compte tenu des valorisations atteintes, nous restons à l’écart des secteurs cycliques comme ceux des matières premières, de l’automobile ou de la construction.

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