Analyse
La semaine en Bourse il y a 7 ans - lundi 16 août 2010

Les perspectives économiques peu enthousiasmantes ont pénalisé les Bourses la semaine passée. Les valeurs télécoms et les pharmaceutiques s’en tirent néanmoins à bon compte.

 

Coup de froid sur les Bourses

Le peu d'enthousiasme de Ben Bernanke, le président de la Banque centrale américaine, pour les perspectives économiques des Etats-Unis et des indicateurs économiques américains peu rassurants (chômage, productivité, déficit commercial) ont jeté un froid sur les Bourses. Sur la semaine, le S&P500 américain a perdu 3,7 % (le Nasdaq perdant 5 %), tandis que l'indice des 50 principales valeurs de la zone euro cédait 2,5 %. L'indice européen plus large qu'est le Stoxx Europe 50 a quant à lui limité les dégâts à -0,3 %, grâce à son exposition aux valeurs pharmaceutiques suisses et britanniques. En fin de semaine, la publication d'une croissance du PIB de la zone euro de 1 % (soit mieux qu'attendu grâce à une Allemagne en bonne forme) n'a pu inverser la tendance.

Des perspectives d’activités peu rassurantes

Même s'il se confirme que les résultats semestriels des entreprises, de part et d'autre de l'Atlantique, ont satisfait globalement aux attentes, les investisseurs ne sont pas dupes : les améliorations ont été enregistrées grâce à des facteurs comme des reconstitutions de stocks ou encore des baisses de coûts. Pour qu'une embellie bénéficiaire puisse s'inscrire dans la durée, et d'abord dans les comptes de 2011, une reprise plus soutenue de l'activité est nécessaire. Or, les chefs d'entreprise eux-mêmes sont prudents : ainsi, aux Etats-Unis, Cisco (21,36 USD ; -11,2 %) a fait part de perspectives d'activités décevantes, notant un ralentissement de ses prises de commandes depuis la mi-juin. Cisco étant largement considéré comme le baromètre de l'état de forme du secteur informatique, ce secteur s'est logiquement replié suite à ces déclarations, perdant sur la semaine 2,3 %.

Les bancaires pleurent, les télécoms et la pharmacie rient

Sans grande surprise également dans un tel contexte, le secteur bancaire européen, qui avait redressé la tête ces dernières semaines, a replongé : -3,4 %. Restez très sélectif sur ce secteur. A l'inverse, ont tout aussi logiquement progressé, les secteurs peu cycliques comme les services télécoms (+2 %) ou encore la pharmacie (+2,7 %), deux secteurs où l'on retrouve le plus de valeurs bon marché. Achetez ainsi, côté télécoms, AT&T, Telefonica, Vodafone et France Télécom et, côté pharmacie, Abbott Labs, GlaxoSmithKline, Novartis et Roche.

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