Analyse
La semaine en Bourse il y a 7 ans - lundi 13 septembre 2010

Les Bourses ont continué leurs mouvements de yoyo des dernières semaines. Une plus grande visibilité sur l'évolution de l'économie mondiale permettrait de rassurer les investisseurs.

Face à la très lente sortie de crise et compte tenu du chômage, le président B. Obama a présenté un nouveau plan de soutien à l’économie, sans susciter d’enthousiasme chez les investisseurs. D’une part, le plan pourrait être rejeté par les élus, déjà très inquiets de la profondeur du déficit budgétaire. D’autre part, les 50 milliards prévus semblent insuffisants pour relancer la croissance. Malgré tout, les investisseurs ont préféré voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Le S&P 500 et le Stoxx Europe 50 ont gagné respectivement 0,5 et 1,4 %, tandis qu’Amsterdam et Bruxelles engrangeaient 1,7 % et 0,8 %.

Le secteur bancaire a très largement influencé les Bourses. A quelques jours de l’annonce des nouvelles règles prudentielles applicables aux banques, les supputations allaient bon train, entraînant successivement hausse, puis baisse des Bourses. En dépit d’un lobbying intense des banques, elles seront contraintes à un plus grand matelas de sécurité. La Deutsche Bank (-4,9 %, vendez) sera la première à lever de nouveaux capitaux, confirmant ainsi la faiblesse de sa structure financière. Cette crainte d’appels importants aux marchés a limité à 1 % la hausse du secteur.

Avec une appréciation de 1,1 %, le secteur des assurances vie n’a guère fait mieux. Axa (-0,7 %), Aegon (+0,3 %) et Zurich Financial Services (+0,1 %) restent sous-évaluées et à l’achat.

Le secteur des équipements télécoms a gagné 1,6 % grâce à l’annonce d’un changement de direction à la tête de Nokia (+9,1 %, conservez). Celle-ci est attendue sur l’évolution de la gamme, en difficulté face au smartphone, et le niveau des coûts. Pour l’heure, nos secteurs privilégiés demeurent les services aux collectivités (-6,4 % depuis le début de l’année), les télécoms (+14,6 %) et la pharmacie (+9,3 %). Tous trois ont leur place dans des portefeuilles prudents.

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