Analyse
Pernod Ricard : toujours l'Asie il y a 6 ans - vendredi 22 octobre 2010

Le rebond mondial d’activité dans le secteur des produits de luxe profite à Pernod Ricard et à ses marques « premium ». Mais l’investisseur ne se laissera pas enivrer.

L’action est chère.
VENDEZ.


Au premier trimestre de l’exercice 2010/2011 (clôture annuelle le 30/06), Pernod Ricard a réalisé un chiffre d’affaires meilleur qu’attendu : sur une base comparable, il a gagné 10 %, surtout grâce aux bonnes ventes (+17 %) de ses 14 marques premium (Martell, Absolut, Chivas, etc., constituant 60 % du chiffre d’affaires). Une performance deux fois supérieure à celle réalisée par le concurrent Diageo, numéro un mondial du secteur. La vigueur des pays émergents (surtout de l’Asie) a eu raison de la relative atonie européenne et américaine.

La stratégie du groupe, basée sur d’importants frais de marketing, fonctionne mieux que ce que nous pensions. Néanmoins, cette performance, due en partie à des effets de restockage après la crise, ne sera sans doute pas tenable.

Aussi, si li groupe se montre optimiste pour ces prochains mois, nous préférons moduler cet enthousiasme et ne rien changer à nos prévisions de bénéfice par action. Nous prévoyons toujours 4,30 EUR pour l’exercice en cours et 4,75 EUR pour le suivant.

Cours au moment de l’analyse : 64,89 EUR

 

Pernod-Ricard est le numéro deux mondial du secteur des vins et spiritueux (derrière Diageo). Il est connu pour des marques telles que Chivas, Martell ou encore Mumm. Le français s’est renforcé en 2005 par l’acquisition de son concurrent britannique Allied Domecq et en 2008 par celle de la vodka Absolut.

 


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