Analyse
La semaine en Bourse il y a 6 ans - lundi 29 novembre 2010

Alors que les investisseurs mettent toujours en doute la capacité de l’Irlande à sortir de la spirale de l’endettement, la pression s’accentue sur le Portugal et l’Espagne. Les Bourses n’ont pas pu résister.

Les Bourses à nouveau chahutées


• En dépit de l’accord signé le 21 novembre entre l’Europe, le FMI et l’Irlande, les investisseurs ne sont pas rassurés. Ce sont désormais le Portugal et l’Espagne qui sont en ligne de mire des marchés qui doutent de leur capacité à revigorer leurs économies. Au-delà de ces cas spécifiques, les détenteurs de la dette publique européenne se font à l’idée qu’ils vont devoir payer une partie de la facture. Mais quand ? Et combien ? En l’absence de réponses claires, nous tablons sur une poursuite de la volatilité des Bourses.


• En septembre et octobre, la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes avait alimenté la hausse des Bourses. Cette période clôturée, et faute d’annonces majeures dans le chef des entreprises, les investisseurs reprennent le fil de la macroéconomie, un fil très fragile. Sous le poids des valeurs financières, les indices S&P 500 et Europe Stoxx 50 ont plié de respectivement 0,9 et 1,5 %. Madrid et Lisbonne ont chuté de 7 et 4 %. Francfort est resté stable, mais Paris et Bruxelles ont cédé 3,4 % et 3,2 %.


• Au niveau sectoriel, les banques (-4,2 %) ont connu de fortes fluctuations sur fond de crise bancaire en Irlande et doutes croissants quant à leur santé. Les tests de solidité (« stress tests ») de juillet 2010 n’ont manifestement pas suffi à rassurer. Compte tenu des modalités retenues (seule une partie des dettes souveraines avait été prise en compte), ce n’est pas une surprise. L’évolution prochaine des cours bancaires est liée à l’évolution de la zone euro, laquelle n’a rien de rassurant. N’achetez pas. De nouveaux stress tests, annoncés comme plus exigeants, devraient avoir lieu au premier semestre 2011. Les reculs hebdomadaires sont lourds : BNP Paribas (-8,5 %, conservez), Lloyds Banking Group (-7,3 %, conservez), Deutsche Bank (-5,6 %, vendez).


• La plupart des autres secteurs ont terminé dans le vert, comme la chimie (+2 % en EUR), les semi-conducteurs (+4,7 % en EUR) et la distribution (+3,1 % en EUR).

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