Analyse
La semaine en Bourse il y a 6 ans - lundi 13 décembre 2010

En l’absence de publications économiques majeures et de nouvelles de premier plan sur les entreprises, c’est l’accord sur la fiscalité américaine qui a dopé les Bourses la semaine passée.

• L’annonce lundi par le président américain d’un compromis avec les Républicains sur les allègements d’impôts a été bien reçue par les investisseurs qui y voient un soutien au pouvoir d’achat et aux résultats des entreprises. Le S&P 500 et l’Euro Stoxx 50 ont gagné 1,3 et 2,2 %. Le Nasdaq a progressé de 1,8 %. Les Bourses américaines ont, du coup, atteint les niveaux les plus élevés depuis la faillite de Lehman Brothers.
En Europe, Paris et Amsterdam engrangeaient 2,8 et 2,3 %, Bruxelles 0,5 %.
La nouvelle a par contre été moins bien reçue par le marché obligataire où les taux sur la dette souveraine à dix ans sont passés de moins de 3 % à 3,4 %. Les marchés se rendent compte que le manque à gagner au niveau de la recette fiscale retardera l’assainissement des finances publiques.

• Après avoir établi un nouveau record, l’or a légèrement reculé, pour atteindre 1 379 USD l’once. Le niveau élevé de l’or s’explique par la crainte des investisseurs d’une résurgence de l’inflation. Le président de la Fed a en effet déclaré il y a dix jours ne pas exclure des rachats d’obligations du trésor américain au-delà des 600 milliards USD annoncés pour faire baisser les taux d’intérêt à long terme. En Europe, la situation des dettes souveraines continue par ailleurs d’inquiéter les investisseurs.

•   Les cours de la plupart des valeurs du secteur des semi-conducteurs (+2,7 %) comme Intel (+1 %, achetez) ou STMicroelectronics (+3,5 % conservez) ont fort progressé ces derniers mois. Chiffres d'affaires et rentabilité se sont redressés tout au long de l’année et les publications récentes sont prometteuses pour les mois à venir. Le fabricant d'équipements ASML (+7,2 %, vendez) a relevé nettement ses prévisions de prises de commandes pour le trimestre en cours, après que le géant Texas Instruments (inchangé, conservez) a réitéré les siennes. Le secteur ne souffrant pas de décote, les bonnes affaires sont rares.

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