Analyse
Investir dans la confiserie belge ? il y a 7 ans - jeudi 20 janvier 2011

Le groupe belge Lotus Bakeries a signé un beau parcours boursier en 2010. Quelles sont ses perspectives ? Peut-on encore acheter l’action ?

Bon appétit !

Lotus Bakeries est le fabricant de la bien connue marque Lotus, qui propose toute une gamme de biscuits, pains d’épice, gaufres, galettes, etc. Ses deux principaux marchés sont la Belgique et les Pays-Bas, qui fournissent chacun 31 % du chiffre d’affaires.

 

La tête haute

Le groupe Lotus Bakeries n’a pas semblé particulièrement affecté par la crise des dernières années. C’est grâce à la bonne implantation de son portefeuille de marques sur ses principaux marchés et à la qualité de sa gestion. Des atouts qui lui ont permis de croître rapidement et sans à-coups : de 2005 à 2010, chaque année, le chiffre d’affaires a progressé de 10 % et le bénéfice de 20 % ! Un rythme plus proche de celui des valeurs de croissance que de celui des défensives, dans lequel on case normalement le secteur alimentaire.
Les liquidités générées, aussi en hausse ces dernières années, permettent de conserver une structure financière saine, tout en continuant à investir.

 

Toujours dynamique

Lotus Bakeries va poursuivre son développement.
En Belgique, d’ici à 2013, le groupe aura investi 27 millions d’euros dans l’augmentation de ses capacités de production. Car sur ses marchés historiques, à faible croissance, le développement passe par le renforcement de son offre.
Le groupe se répand aussi à travers le monde. Fin 2008, il a acheté le suédois Annas (biscuits), qui lui a ouvert les portes des marchés américains et nordiques. L’intégration aux Etats-Unis est maintenant achevée et Lotus peut profiter des synergies commerciales (augmenter sa présence dans les rayons des distributeurs).
Le succès de ce rachat et de son intégration devraient inciter à d’autres opérations de croissance externe. Financièrement, le groupe peut compter sur de bonnes liquidités et sur un gearing (dette nette/fonds propres) de 25 %, qui lui laisse une marge de manœuvre pour accroître sa dette.

 

N’achetez pas

Après ce beau parcours, l’action continue certes de séduire les investisseurs. Plus réservés, nous nous demandons si cette petite entreprise de croissance est à même de continuer son développement au même rythme. Certes, la direction a de bonnes cartes en main. Mais l’expérience nous démontre que, souvent, les taux de croissance très élevés ne durent pas.

 

La Bourse est selon nous trop optimiste. L’action est chère. Nous ne conseillons pas de l’acheter et ne la suivrons pas. Si vous en détenez, prenez votre bénéfice. Si vous souhaitez investir dans le secteur alimentaire, tournez-vous plutôt vers l’américaine Kraft qui est bon marché.

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