Analyse
Le retour des IPO il y a 6 ans - mardi 18 janvier 2011

2010 aura non seulement confirmé la reprise des indices boursiers mondiaux, mais aussi signé la renaissance des introductions en Bourse. Malgré les turbulences, beaucoup d’entreprises ont franchi le pas de la cotation.

En 2010, les entreprises qui ont franchi le pas de la cotation ont levé au total pas moins de 275 milliards de dollars, contre 115 milliards en 2009. A 25 milliards près, c’est aussi bien que le record établi en 2007. En termes géographiques, ce sont les pays asiatiques, et en particulier la Chine, qui se sont taillé la part du lion. Plus en retrait, les marchés américain et européen ont tout de même été animés par quelques opérations d’envergure comme General Motors et Enel Green Power. Cette année, il y a fort à parier que la dynamique des IPO poursuivra sa tendance haussière. Rassurées par la situation macro-économique et le regain de confiance des investisseurs, les sociétés se bousculent au portillon de la Bourse. Parmi elles, on retrouve des candidats du secteur internet (Facebook, Skype, LinkedIn,…), mais aussi des groupes industriels, comme la branche Inox d’ArcelorMittal, ou le spécialiste chinois de l’énergie éolienne Sinovel.

 

Si les dossiers d’introduction vont donc se multiplier cette année, il faudra redoubler de vigilance. Car toute entrée en Bourse ne sera pas forcément une bonne affaire ! Il s’agira en particulier d’examiner les raisons qui motivent une entreprise à faire appel à l’épargne publique. Est-ce pour permettre à l’actionnaire principal de se désengager du capital à bon compte, comme c’était le cas pour General Motors ? Ou, au contraire, avons-nous affaire à un vrai projet de croissance avec de réelles perspectives de création de valeur ? Et surtout, le prix et la valorisation des actifs sont-ils justifiés à l’égard de ces considérations ? Car il faut savoir qu’une IPO constitue souvent un piège pour le petit investisseur : la majeure partie du rendement se fait sur la première journée de cotation et le reste sur les deux ou trois jours suivants. L’investisseur particulier arrive généralement trop tard, après l’institutionnel, d’où une performance généralement décevante, parfois pour plusieurs années…

 

L’année 2011 sera sans doute un grand cru pour les introductions en Bourse. Mais la sélectivité est plus que jamais de mise. Vous pouvez compter sur nous pour vous aider, tout au long de l’année, à éviter les pièges et à saisir les meilleures opportunités.

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