Analyse
Transcom : en route vers la croissance il y a 6 ans - jeudi 10 février 2011

Le résultat trimestriel déçoit et nous réduisons nos prévisions, mais pas au point de modifier notre conseil.

L'action reste bon marché.
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Au quatrième trimestre 2010, le chiffre d'affaires a gagné 3,3 % par rapport au trimestre précédent (hors effet de change) mais la marge bénéficiaire ne s'est pas améliorée. En Amérique du Nord, les surcapacités persistantes de production ont plongé le résultat dans le rouge et la restructuration en cours ne se traduit pas encore dans les chiffres. En outre, le groupe a acté des provisions et d'autres ajustements.
Un résultat décevant donc, même si on en retire le coût non récurrent de la cession de deux sites en France. Toutefois, selon nous, ce trimestre est plutôt une transition et non le reflet de l'échec de la stratégie. Nous pensons que le groupe marche vers la croissance, laquelle s'alimentera de la restructuration en cours (cessions en France et aux USA) et d'un environnement économique plus favorable. D'ailleurs, au cours du quatrième trimestre 2010 déjà, des contrats ont été conclus pour 15 à 20 millions d'euros, soit un niveau plus élevé que leur moyenne historique. L'année qui commence pourrait donc être bonne. Nous restons néanmoins prudents dans nos prévisions de croissance du chiffre d'affaires et, compte tenu du résultat décevant, nous réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 2,10 SEK pour 2011 (contre 3 auparavant) et à 3,70 SEK pour 2012 (contre 3,90).

 

Cours au moment de l'analyse : 22,3 SEK

 

Transcom WorldWide est le spécialiste suédois de la relation client. Il réalise 86 % de son chiffre d’affaires dans l’externalisation des relations clients. Il gère et développe les portefeuilles clients des entreprises via 75 centres d’appels répartis dans 30 pays : recherche de nouveaux clients (télémarketing), amélioration de la fidélité, hot lines… Il est aussi présent dans les services juridiques, les études de marché et les traductions. Ses principaux clients sont les secteurs télécom (Vodafone, Orange, BT…, 63 % du revenu) et financier (Santander, American Express, HSBC…, 15 %).

 

 

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