Analyse
E.ON : changement de conseil il y a 6 ans - vendredi 11 mars 2011

Le groupe allemand souffre plus lourdement que ses concurrents de la crise du gaz.

Nous réduisons nos prévisions et estimons que l'action est devenue correctement évaluée. N'achetez plus.
CONSERVEZ.

 

Le paysage vient de se modifier substantiellement pour E.ON. Si la décision de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires est une très bonne nouvelle à long terme (pas besoin d'investir dans de nouvelles infrastructures), la taxe réclamée par les autorités en compensation est plus lourde que prévu : plus d'un milliard d'euros par an. De plus, le prix auquel EON achète le gaz qu'il distribue reste élevé (parce que fixé auparavant par des contrats de long terme prévoyant l'indexation sur le prix du pétrole), alors que ses prix de vente (basés sur les prix du marchés) restent faibles. Le cash généré ne sera dès lors pas suffisant pour maintenir les investissements, réduire la dette et payer un dividende. Des cessions d'actifs sont dès lors prévues (pour 9 milliards d'euros), pour réduire la dette (encore 91 % des fonds propres). Le total des désinvestissements prévu atteint ainsi 15 milliards. Un niveau qui nous incite à réduire notre prévision de taux de croissance à long terme, ainsi que nos prévisions de bénéfice par action : nous prévoyons 2,99 EUR en 2011 (contre 4,17 auparavant) et 3,07 EUR en 2012 (contre 3,47). La situation devrait rester tendue jusqu'en 2013 (alors que le concurrent GDF Suez devrait rebondir dès 2012).

 

Cours au moment de l'analyse : 23,235 EUR

 

E.ON est un groupe allemand, numéro un mondial dans les services aux collectivités. Actif à la fois dans l'électricité et le gaz ainsi que dans le nucléaire, il est le deuxième producteur d'électricité au Royaume-Uni et est aussi bien implanté aux Pays-Bas, en Scandinavie, en Suisse et en Russie.

 

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