Analyse
Etat d’esprit des investisseurs à l’approche des résultats trimestriels il y a 6 ans - jeudi 7 avril 2011

Après la crise de 2008, la stabilisation progressive des économies occidentales qui a suivi, puis le lent redressement depuis début 2009 et enfin les évènements de début 2011, qu’attendre des résultats du premier trimestre et de leurs conséquences sur les Bourses ?

Japon

Le début de 2011 a été marqué par divers éléments, dont l'impact sur les résultats reste à cerner. Au premier plan, la tragédie japonaise. Sur le plan économique, elle perturbe la chaine d'approvisionnement (automobile, semi conducteurs...) et pèse sur les débouchés de nombreux secteurs, au premier rang desquels le luxe. Elle ne devrait toutefois peser sur les entreprises que pendant quelques mois.

Matières premières

Plus inquiétant pour les entreprises, la hausse de prix des matières premières et ses conséquences sur les coûts de production. Si le conflit libyen dégénère ou si les révolutions nord-africaines s’étalent, le prix du pétrole grimpera encore, mordant un peu plus sur les marges, voire grippant la croissance économique. Les entreprises ayant beaucoup réduit leurs coûts pendant ces dernières années de crise, elles pourraient ne plus avoir beaucoup de latitude pour encore faire progresser leur rentabilité. C’est particulièrement le cas pour le secteur du transport aérien et alimentaire. La question se pose aussi pour les acteurs de l’énergie (hors pétrole), alors que le nucléaire est remis en cause. Seule (quasi) certitude : le secteur du pétrole ne devrait pas décevoir.

Assez confiants

La publication des résultats du premier trimestre 2011 commencera le 11 avril. Les investisseurs attendent une hausse de 13 % des profits des principales entreprises américaines (S&P 500), un niveau qui nous semble élevé mais accessible. Pour l’ensemble de l’année, la hausse attendue est de 15 %.

Les Bourses

En Europe, au niveau actuel des indices, le marché nous semble correctement évalué. Pour les Etats-Unis, la hausse des derniers mois a en partie réduit la décote qui prévalait auparavant.

Si les mauvaises surprises au niveau des résultats restent limitées, elles ne devraient donc pas faire dérailler les Bourses. Seules des déceptions plus larges seraient une source d’inquiétude majeure. Mais ce scénario n’est pas le plus probable, selon nous.


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