Analyse
Les réassureurs : restez à l’écart il y a 6 ans - vendredi 1 avril 2011

Le séisme au Japon a fait chuter le cours des actions des compagnies spécialisées dans la réassurance. Ces actions sont certes relativement sous-évaluées, mais nous pensons que les actions des simples assureurs sont plus intéressantes.

 

Coût plutôt léger…

Les réassureurs (assureurs qui assurent des assureurs) ont vu le cours de leur action chuter d’en moyenne moins de 10 % suite à la catastrophe japonaise. Ce n’est pas trop mal, vu l’ampleur de la catastrophe. Si les dégâts globaux sont évalués pour l’heure à 310 milliards de dollars, le coût pour les secteurs de l’assurance et de la réassurance se «limite» pour l’instant à 25 à 35 milliards. Car le gouvernement japonais prend en charge les dégâts dans l’immobilier résidentiel. En outre, les réassureurs se réassurent également, ce qui réduit en principe leur exposition finale.

 

… mais lourdes conséquences

L’année 2011 sera malgré tout noire pour les réassureurs. Car en plus des sinistres au Japon, ils supportent ceux des inondations en Australie et du tremblement de terre en Nouvelle-Zélande. Nous estimons que le bénéfice moyen du secteur en 2011 perdra ±50 % par rapport à 2010. Chez le réassureur Munich Re, rien que pour le Japon, on table sur un coût de 2,1 milliards de dollars et le groupe estime qu’il ne pourra atteindre ses objectifs de bénéfice. Swiss Re annonce quant à lui un coût de 1,2 milliard de dollars pour le Japon (soit, selon nous, un impact de 55 % sur son bénéfice), auquel s’ajouteront 800 millions pour la Nouvelle-Zélande et 225 millions pour l’Australie

 

Préférez les assureurs

Dans la réassurance, les résultats 2011 vont chuter. Et ils pourraient être plus affectés encore que ce qui est prévu jusqu’ici, si la saison des ouragans dans l’Atlantique (au second semestre) entraîne de nouvelles catastrophes. Les dividendes sont donc en danger (alors qu’ils sont l’atout principal de ces valeurs). Aussi, même si les actions des grands réassureurs semblent bon marché, n’achetez pas. Conservez tout au plus. Préférez les simples assureurs, moins touchés par les grosses catastrophes et toujours plus susceptibles de payer un beau dividende.

 

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