Analyse
Lloyds Banking Group : changement de conseil il y a 6 ans - vendredi 15 avril 2011

Le banquier britannique doit renforcer son régime amaigrissant. Pas de quoi nous rendre plus confiants.

Nous réduisons nos prévisions. L’action est à présent trop chère pour être conservée.
Vendez même si vous êtes en perte.

 

Lloyds Banking voit son horizon d’autant plus bouché par les premières conclusions des autorités britanniques sur la réglementation du secteur bancaire. En échange de l’aide publique accordée par l’Etat au paroxysme de la crise, le groupe doit se séparer de nouvelles agences (en plus des 600 déjà réclamées par la Commission européenne). Le nombre d’agences à céder reste inconnu, mais cela handicapera sa stratégie. Les mesures d’austérité au Royaume-Uni, avec une croissance économique qui restera faible et un chômage important, vont en outre peser lourdement sur Lloyds, qui tire l’essentiel de ses revenus de la banque de détail. Nous restons par conséquent très prudents dans nos calculs de provisions pour défauts de remboursement de crédits.

 

Et en matière de financement, il n’y a guère d’amélioration à attendre : Lloyds Banking dépend plus que ses concurrents du financement externe (marchés financiers), plus coûteux que celui issu de la banque de détail.

 

Nous réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 3,70 pence pour 2011 (contre 4,10 auparavant) et à 6,50 pence pour 2012. (contre 6,80). Nous maintenons l’indicateur de risque à son maximum (5).

 

Cours au moment de l'analyse : 59,61 GBP

 

LLoyds est un groupe financier britannique,qui occupe la première place en banque de détail au Royaume-Uni, avec environ 16 millions de clients. Ses deux autres pôles d’activités sont d’une part les assurances épargne et la banque d’investissement et d’autre part la banque d’affaires internationale.


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