Analyse
Alstom : dividende divisé par deux il y a 6 ans - jeudi 5 mai 2011

Le français ne s'est pas intéressé assez tôt aux pays émergents
et accuse le coup.

Malgré ses efforts pour relancer l'activité, le titre reste cher.
VENDEZ.

 

Le résultat annuel (clôture le 31/03) a perdu plus de 62 %, alors que celui des concurrents gagnait ±70 %. Certes, les charges en hausse et le rachat de la branche transmission à Areva ont pesé. Mais cela n'explique pas tout. Le français, gérant mal la crise et la baisse des ses revenus, a laissé les concurrents prendre sa place sur divers marchés. Il a préféré attendre des jours meilleurs et se restructurer, ce qui a impliqué de lourdes charges. Ses réserves de trésorerie ont fondu (acquisition, dividende trop élevé…) et laissé la place à un endettement de plus de 30 % des fonds propres (plus lourd que celui du concurrent Siemens). Pour reconstituer un matelas de liquidités, le dividende relatif à l'exercice 2010/11 est dès lors divisé par deux (de 1,24 à 0,62 EUR brut). Certes, il y a des éclaircies : au 2nd semestre 2010/2011, le carnet de commandes a grimpé de 10 %, car le groupe s'est enfin décidé à regarder du côté des pays émergents (où ses investissements et partenariats devraient porter leurs fruits) ; il peut ainsi maintenir son objectif de marge pour l'exercice en cours (7 à 8 %). Mais nous prévoyons encore plusieurs années maussades et réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 3,09 EUR pour l'exercice en cours (contre 3,84 auparavant) et à 3,64 EUR pour le suivant (contre 4,16).

 

Cours au moment de l'analyse : 42,48 EUR

 

Alstom est un groupe industriel français, actif dans les équipements pour l’énergie (centrales, turbines, alternateurs), les services aux sociétés d’électricité et la dépollution, et d’autre part dans les transports (construction de trams, trains, TGV...).

 

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