Analyse
Credit Agricole : nous ne suivrons plus l'action il y a 6 ans - mercredi 18 mai 2011

Le recentrage du Crédit Agricole sur la banque de détail porte ses fruits mais des doutes subsistent sur sa capacité à absorber les chocs.

L'action reste chère. Nous ne la suivrons plus.
VENDEZ.

 

Pour le Crédit Agricole, la question de solidité reste un enjeu primordial. Selon nos estimations, fin 2012, l'indicateur de la solidité de la banque (core-tier one) pourrait atteindre les 7 % exigés par les autorités. Un niveau néanmoins nettement inférieur à la moyenne du secteur européen et aux 10 % actuellement exigés par les marchés pour être rassurés quant à la capacité d'une banque à absorber des chocs sur ses résultats. 
Pour le Crédit Agricole, malgré un bon premier trimestre, la qualité des résultats et leurs développements sont donc une épée de Damoclès. L'activité en Grèce restera toute cette année dans le rouge, surtout si la récession s'aggrave. En ce qui concerne toutefois la dette souveraine grecque en portefeuille, la position a été ramenée à 600 millions d'euros, de sorte qu'un défaut de remboursement serait supportable.
Pour 2011, nous tablons sur un bénéfice par action de 1,70 EUR. En 2012, le bénéfice pourrait reculer (à 1,10 EUR par action), compte tenu de la possible dégradation de la situation en Grèce. Le niveau du dividende pourrait être remis en question. Le cours actuel, malgré les récentes pressions à la baisse, nous semble trop élevé.

 

Cours au moment de l'analyse : 10,87 EUR

 

Le Crédit Agricole est une banque qui est restée longtemps très française puis a cherché à accélérer son expansion internationale, surtout en Europe.

 

Partagez cet article