Analyse
E.ON : l'action devient plus risquée il y a 6 ans - vendredi 13 mai 2011

Le moratoire instauré en Allemagne sur le nucléaire pèse sur E.ON, mais le cours tient déjà compte de ces tensions.

L'action est correctement évaluée.
CONSERVEZ.

 

Comme nous l'attendions, les marges sont sous pression au premier trimestre 2011. Les résultats sont conformes à nos prévisions, revues à la baisse mi-mars en raison des risques. Certes, le chiffre d'affaires progresse légèrement, mais les coûts sont en nette hausse (taxe sur le nucléaire, coûts liés à l'arrêt de deux centrales,…), contraignant le groupe à réduire à nouveau ses prévisions pour l'année en cours. Pour le moment, l'avenir dans le nucléaire (28 % de la production d'énergie du groupe) reste incertain. Tout dépend en effet de la décision, attendue le 6 juin, que prendra le gouvernement allemand sur la fin du moratoire. Si la production des centrales ne reprend pas (deux centrales sur six sont à l'arrêt), les conséquences pourraient être plus lourdes. Mais selon nous, la sortie du nucléaire ne pourra pas être si brutale. A court terme, ce n'est pas le gaz (33 % de la production d'E.ON) qui prendra le relais, tant les prix restent faibles, ni le renouvelable, vu sa faible implication (seulement 8 %). Nous relevons le degré de risque de 3 à 4 compte tenu des risques politiques élevés. Nous maintenons nos prévisions bénéficiaires inchangées à 2,51 EUR en 2011 et à 2,54 EUR en 2012.

 

Cours au moment de l'analyse : 20,76 EUR

 

E.ON est un groupe allemand, numéro un mondial dans les services aux collectivités. Actif à la fois dans l'électricité et le gaz ainsi que dans le nucléaire, il est le deuxième producteur d’électricité au Royaume-Uni et est aussi bien implanté aux Pays-Bas, en Scandinavie, en Suisse et en Russie.

 

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