Analyse
UBS : la banque suisse se cherche encore il y a 7 ans - mardi 31 mai 2011

Dans l'environnement actuel, il semble inévitable qu'UBS doive réduire ses objectifs de bénéfice.

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Depuis quelques semaines, des rumeurs, issues de la banque elle-même, mettent en doute la capacité de la division banque d'investissement à atteindre d'ici 2014 un bénéfice de 6 milliards de francs suisses (avant impôts). Cela ne nous étonne pas, compte tenu du dernier résultat trimestriel et de l'évolution récente des marchés. Ces 6 milliards ne nous semblent accessibles que si le régulateur suisse assouplit ses exigences en matière de fonds propres (matelas de sécurité garantissant la solidité de l'établissement). Or, il semble qu'on se dirige vers des normes très strictes, qui pèseront sur la rentabilité des activités liées aux marchés financiers. Ces mêmes normes ont incité Crédit Suisse à réduire ses ambitions en février 2011. Par ailleurs, UBS souligne que la situation sur les marchés (aversion au risque créée par la crise de la dette souveraine) décourage les investisseurs, ce qui pèsera sur sa division gestion de fortune. L'ampleur de la défiance n'est pas chiffrée mais la collecte d'argent frais s'en ressentira. Un souci de plus pour UBS, qui avait pourtant regagné une partie du terrain perdu pendant la crise. Après un bénéfice par action de 1,90 CHF en 2010, nous tablons sur 1,70 CHF pour 2011 et 1,50 CHF pour 2012.

 

Cours au moment de l'analyse : 16,41 CHF

 

Leader mondial dans la gestion de fortune, le suisse UBS traverse une crise de confiance. Aussi actif en banque d'investissement et en gestion d'actifs.

 

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