Analyse
Schneider : fièvre acheteuse il y a 6 ans - jeudi 16 juin 2011

Le groupe poursuit son expansion à coup de rachats d'entreprises, mais à un rythme exagéré selon nous.

L'action reste trop chère.
VENDEZ.

 

Le spécialiste français du matériel électrique surfe sur la vague porteuse des économies d'énergie et des réseaux intelligents (compteurs, thermostats). Ayant moins souffert de la crise que ses concurrents, il en a du reste profité pour acquérir des sociétés à bon compte dans son secteur. Tous les indicateurs étant au vert - investissements et croissance en hausse, coûts et dette en baisse - nous relevons nos prévisions de bénéfice par action à 7,09 EUR pour 2011 (contre 6,81 EUR précédemment) et à 7,44 EUR pour 2012 (contre 7,17 EUR).

Néanmoins, le rythme des acquisitions ne fait aussi que s'accentuer (déjà 7 depuis janvier 2011, 15 depuis un an et demi). Et même si les achats restent souvent de petite taille (1 milliard de dollars en moyenne - Schneider est évalué à 30 milliards), il doit à présent payer le prix fort pour poursuivre sa croissance externe. Une course effrénée qui n'est pas sans rappeler 2009 où le groupe avait été contraint de se restructurer en raison de nombreuses acquisitions hasardeuses et de son incapacité à intégrer l'ensemble de ses cibles (faibles économies d'échelle, concurrence entre les marques…). Dans ces conditions, le rythme de croissance du groupe devrait, selon nous, nettement ralentir à moyen terme.

 

Cours au moment de l'analyse : 109,20 EUR

 

Schneider est un groupe français actif dans les systèmes de distribution électrique (58 % du chiffre d’affaires), les automatismes et les systèmes de contrôle (27 %), etc. Il est présent en Europe (34 % des revenus), en Amérique du Nord (24 %), en Asie Pacifique (24 %) etc.

 

Partagez cet article