Analyse
Transcom : changement de conseil il y a 6 ans - vendredi 24 juin 2011

La direction a épuisé son crédit confiance.

VENDEZ.

 

En janvier dernier, nous avions pris un pari sur la capacité de Transcom à améliorer ses marges et à faire face à une éventuelle décélération des économies occidentales. L'avertissement sur résultats qu'il vient d'émettre pour 2011 nous amène hélas à déchanter. La baisse de l'activité consécutive à la trop faible reprise en Amérique du Nord et la mollesse persistante de son activité sur ses autres marchés le contraignent ainsi à revoir ses ambitions pour 2011 sensiblement à la baisse. Concrètement, la direction vise désormais une marge opérationnelle de 6 %  d'ici 2013 contre 4,4 % en 2010 et… -1 % en 2011. Le groupe a certes déjà affiché un niveau de 7 %, mais c'était lors d'années fastes. Les 6 % nous apparaissent dès lors (trop) ambitieux pour un groupe qui ne parvient pas à maintenir ses marges.

 

Si la situation ne s'améliore pas, Transcom pourrait rencontrer des difficultés de financement et procéder à une augmentation de capital qui pénaliserait alors le cours. L'action, déjà en chute, n'est pas pour autant bon marché. Elle est même chère au regard de nos nouvelles prévisions de résultat par action à - 3,4 SEK pour 2011 (contre + 1,9) et 2,3 SEK pour 2012 (contre 3,2).

 

Nous n'avons plus confiance en la direction et ne voyons pas le cours rebondir de sitôt. Dans ces conditions, vendez, même si c'est hélas à perte (- 40 % depuis le 24 janvier 2011).

 

Cours au moment de l'analyse : 13,15 SEK

 

Transcom WorldWide est le spécialiste suédois de la relation client. Il réalise 86 % de son chiffre d'affaires dans l'externalisation des relations clients. Il gère et développe les portefeuilles clients des entreprises via 75 centres d'appels répartis dans 30 pays : recherche de nouveaux clients (télémarketing), amélioration de la fidélité, hot lines… Il est aussi présent dans les services juridiques, les études de marché et les traductions. Ses principaux clients sont les secteurs télécom (Vodafone, Orange, BT…, 63 % du revenu) et financier (Santander, American Express, HSBC…, 15 %).

 

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