Analyse
Dia : l'Aldi espagnol il y a 6 ans - jeudi 14 juillet 2011

Depuis peu, les actionnaires de Carrefour détiennent aussi des actions de Dia, la filiale de hard discount du distributeur français, récemment introduite en Bourse de Madrid.

L'action est chère.
VENDEZ.

 

Numéro trois du hard discount
Avec un chiffre d'affaires de presque 10 milliards d'euros en 2010, Dia est le numéro trois mondial des hard discounters et le numéro un de ce secteur dans les pays émergents. Le groupe a vu le jour en Espagne en 1979 et a été absorbé par Carrefour en l'an 2000. Dia compte actuellement 6 400 magasins (en partie franchisés et sous l'enseigne Ed en France), répartis en deux formules et présents dans 7 pays : l'Espagne, le Portugal, la France, le Brésil, l'Argentine, la Turquie et la Chine.

 

Stratégie et objectifs
Dia peut s'appuyer sur une structure de coûts efficace, une organisation logistique bien huilée (totalement intégrée), un système informatique performant et une part importante et en croissance de marques propres. Il cherche à renforcer sa position de leader, principalement par une expansion plus rapide dans les pays émergents. Il est aussi à la recherche d'autres régions ou pays prometteurs. Le groupe cherche en outre à se focaliser davantage sur les produits frais et à étendre son programme de fidélité. Pour ces trois prochaines années, il table sur une hausse moyenne annuelle du chiffre d'affaires de 7 %. D'ici fin 2013, il compte disposer de 8 000 magasins (dont 40 % franchisés, contre 32 % fin 2010) et tirer des pays émergents 30 % de son chiffre d'affaires (contre 22 % actuellement).
Nous tablons quant à nous sur un bénéfice par action de 0,13 EUR en 2011 et de 0,20 EUR en 2012.

 

N'achetez pas
Certes, le groupe est actif dans une niche intéressante et en croissance et il peut tirer parti de développements démographiques favorables (population en croissance, surtout dans les villes et les pays émergents) ainsi que de conditions socio-économiques avantageuses (consommateur de plus en plus intéressé par un bon rapport qualité/prix). Nous ne sommes pas pour autant très chauds pour son action. Car le groupe a assez bien de dettes. Et, comparée à celle de certains acteurs du secteur, sa rentabilité n'est pas mirobolante.

 

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