Analyse
La semaine en Bourse il y a 6 ans - lundi 18 juillet 2011

Le risque de contagion de la crise des dettes souveraines à l'Italie a fait souffler un mini-vent de panique.

 

La Bourse de Milan a perdu près de 4 % sur la séance le lundi 11 juillet. La Bourse de Paris, touchée par la chute des valeurs financières (Axa, - 10,6 % ; Crédit Agricole, - 10,5 % ; Société Générale, -10 %), a pour sa part abandonné 4,8 % alors que chez nous, le Bel 20 a cédé 3,8 %. Au total, le STOXX Europe 50 a abandonné 2,1 %, imité à la décimale près par le S&P 500 américain.

 

Les investisseurs semblent seulement prendre conscience du poids des dettes publiques sur la croissance économique et les bénéfices des entreprises à moyen terme. Sans marge de sécurité en termes de valorisation, les Bourses de la zone euro paieraient selon nous un lourd tribut à une impasse politique prolongée, voire à un défaut de la Grèce. En tête des victimes potentielles, le secteur financier a vécu une nouvelle semaine délicate dans l'attente des résultats des stress tests. Verdict ? Pas de quoi rendre confiance dans la solidité des banques européennes et, plus largement, du système financier. Au final, les banques européennes ont cédé 3,9 % sur la semaine et étaient encore en forte baisse ce lundi. Nous restons à l’écart.

 

Ailleurs, de premières indications de résultats trimestriels incitent aussi à la prudence avec, e.a., le ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires de L'Oréal (- 5,9 %, vendez) ou les perspectives modestes du carnet de commandes de l'équipementier de semi-conducteurs ASML (- 7,7 %, vendez). Les résultats décevants d’un grand groupe allemand de logiciels, Software AG (pas dans notre sélection), ont eux pesé sur SAP (- 5,2 %, vendez) et Capgemini (- 8 %, vendez).

 

A noter cependant  que les actions américaines restent intéressantes, avec des entreprises toujours très dynamiques et innovantes. La faiblesse du dollar les rend par ailleurs encore meilleur marché à nos yeux.

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