Analyse
La volatilité des marchés il y a 6 ans - mercredi 20 juillet 2011

Les marchés ont été récemment chahutés, lorsqu’il apparut que l’Italie était aussi dans le viseur des spéculateurs. Pendant trois jours, les Bourses ont subi de lourdes pertes, avant de se redresser à la fin de la troisième séance. Une signe d’insécurité, mais aussi la chance de saisir des opportunités.

Définition

La volatilité désigne la mesure avec laquelle la valeur d’actifs financiers fluctue. La volatilité est faible lorsque les acteurs des marchés se font peu de soucis et qu’il se passe assez peu de choses sur les Bourses. C’est le cas lorsque les Bourses sont dans une phase ascendante que rien ne semble vouloir arrêter. La volatilité est cependant élevée lorsque règnent l’incertitude et la crainte d’un dérapage lourd de conséquences. Car les investisseurs détestant l’incertitude, lorsqu’ils doutent, ils tournent le dos aux actifs à risque. Par la suite, une fois les doutes dissipés, ils reviennent, reprennent confiance en l’avenir, ne veulent pas manquer le train de la reprise et réinvestissent. Et les marchés se reprennent… Tout ceci entraîne beaucoup de volatilité, avec des fluctuations importantes. Des baisses, de plusieurs pourcents, et des reprises tout aussi fortes, sont monnaie courante. Les périodes de volatilité peuvent être de courte durée (une seule séance p. ex.) mais aussi bien plus longues, comme ce fut le cas de fin 2008 à la mi-2009, lorsque les nerfs des investisseurs furent mis à rude épreuve.

Concrètement

Ce qui s’est passé récemment est la parfaite illustration de ce que nous décrivons ci-dessus. Les investisseurs, inquiets du problème de la dette de l’Etat grec, s’entendirent dire que le Portugal se trouvait dans une situation presqu’aussi difficile, lui valant une baisse de rating, et apprirent que la troisième économie de la zone euro, l’Italie, était aussi dans le viseur des spéculateurs. C’en fut assez pour que les marchés estimassent que l’Italie pourrait suivre le même chemin que la Grèce. Des conclusions un peu hâtives, certes. Mais en cas d’incertitude sur les marchés, c’est souvent le scénario catastrophe qui prend le dessus. Par la suite, on assiste à une reprise, parce qu’on se rend compte que ce n’était pas si grave que cela (en l’occurrence, que l’Italie ne doit pas être considérée comme les autres pays périphériques).

Diversifier

Les marchés connaîtront toujours des périodes de volatilité. L’important est de garder la tête froide. Ce sera plus facile si vous avez veillé à diversifier votre portefeuille. Si vous avez investi dans un nombre suffisant d’actifs différents, la baisse de cours de l’un pourra facilement être compensée par la hausse d’un autre. Assurez donc à votre portefeuille un bon équilibre, avec différentes sortes d’actifs (actions, obligations…), différents secteurs d’activité, différents pays, etc. C’est dans cette optique que, bien que très fervents des actions, nous conseillons aussi des obligations en franc suisse ou en or, qui se portent bien en cas de baisse boursière.

Opportunisme

Ces moments de forte volatilité et de lourdes baisses boursières sont aussi l’instant privilégié pour se tourner vers les actions que vous lorgnez peut-être depuis tout un temps. C’est le moment de se demander si l’instant n’est pas venu de les acquérir à bon prix. Car en cas de baisse généralisée, les marchés ont tendance à loger toutes les actions à la même enseigne et à les faire souffrir de manière égale, même si elles ne le méritent pas. C’est donc le moment des occasions ! Ne vous laissez pas contaminer par la panique et osez aller contre le courant. Certes, après la crise de fin 2008, début 2009, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais si vous vous concentrez sur les actions qui, hors crise, se montrent bon marché, prometteuses et dignes de confiance, vous augmentez vos chances de réaliser un joli gain à terme. Observons p.ex. le cas d’Afga-Gevaert, que nous conseillons d’acheter. Au plus fort du mouvement de baisse, le mardi 12/07, le titre a chuté à 2,80 EUR, soit presqu’à son plancher des 52 dernières semaines et presque 10 % de moins qu’avant la chute généralisée des marchés. Une occasion rêvée d’acheter à très bon prix cette action dont l’avenir est de toute façon prometteur.

 

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