Analyse
Bourses aspirées par le vide il y a 6 ans - lundi 8 août 2011

On n'avait plus vu de telles glissades boursières depuis la crise de 2008/09. La semaine dernière, le Stoxx Europe 50 a abandonné 9,1 %, le S&P500 a reculé de 7,1 % et le Bel 20 a dévissé de 10,3 %. Depuis le début de l’année, les Bourses mondiales perdent 11 % en euro (-12 % en Europe, -9,5 % aux USA, -13 % sur les marchés émergents).

 

Déception

L'apaisement espéré, suite aux interventions politiques de part et d'autre de l'Atlantique pour contrer les crises des dettes souveraines, a fait long feu. Peur et volatilité ont rejailli. La faiblesse de l'économie américaine menace l'économie mondiale et la crédibilité des gouvernements italien et espagnol est mise en doute quant à la gestion de leur dette. Après un jeudi noir, la journée de vendredi est restée très instable, malgré une statistique un peu rassurante concernant l'emploi américain et quelques heures avant l'annonce de la dégradation de la notation de la dette américaine par Standard & Poor’s.
Facteur aggravant, les résultats trimestriels des entreprises sont mitigés, surtout en Europe. Les prévisions de croissance sont progressivement réduites.

 

Grands perdants

Une nouvelle fois, le secteur bancaire européen a été lourdement pénalisé (-11,2 %), et particulièrement BNP Paribas (-10,6 %) et Société Générale (-21 %), touchés par la crise grecque. Les cours des actions des banques espagnoles et italiennes ont bien sûr aussi fort souffert. Santander a perdu 12 %.
Restez néanmoins prudents avec le secteur. Les niveaux d'achat ne sont pas encore atteints.

Les valeurs cycliques ont aussi subi de lourdes pertes. Le secteur pétrolier a reculé de 9,2 % (avec un prix du baril en retrait de 7,5 %); une réaction exagérée, selon nous, dont il est intéressant de profiter dans une perspective de long terme : achetez BP (-10,9 %), Chevron (-6,1 %), Royal Dutch Shell (-13 %) ou encore Repsol (-13,5 %).


D’autres actions, déjà bon marché, ont subi des corrections exagérées : Exmar (-18,7 %), Picanol (-17,1 %), Brederode (-7,7 %; la décote approche à nouveau les 40 %).


Opportunités

Fondamentalement, les Bourses ne sont pas chères. Malgré les multiples réductions de prévisions de bénéfice depuis le printemps, les valorisations (rapport cours/bénéfice, rapport cours/valeur comptable…) ont clairement reculé. Compte tenu en outre du niveau des taux d’intérêt, les actions restent des placements à considérer. Nous jugeons toujours peu probable le retour d'une récession économique au niveau occidental ou mondial. Restez concentré sur les niveaux de valorisation des actions. Le recul des actions américaines offre des opportunités. Kraft (+1,4 %) a résisté après avoir annoncé son projet de scinder ses deux activités (épicerie et confiserie), pour apporter plus de visibilité et réduire la décote de l'action. Profitez aussi des baisses de cours de Kimberky-Clark (-1,9 %), Abbott Labs (-2,1 %), General Electric (-7,8 %), Time Warner (-9,7 %), AT&T (-1,1 %) ou Intel (-6,8 %).

D’autres actions, déjà bon marché, ont subi des corrections exagérées : Exmar (-18,7 %), Picanol (-17,1 %), Brederode (-7,7 %). Leur décote approche à nouveau les 40 %.

Mais, globalement, nous ne sommes pas massivement acheteurs de valeurs de la zone euro, dont les cours ne sont toujours pas suffisamment attractifs. Nous ne changeons pas de conseils pour une série d’actions qui ont pourtant fortement baissé. C’est le cas de Bayer (-11,8 %), Fiat (-22 %), Valeo (-17,3 %) ou ArcelorMittal (-18,6 %).


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