Analyse
Delhaize : pénalisé par la faiblesse du dollar il y a 6 ans - mardi 9 août 2011

Les bonnes prestations semestrielles ne se reflètent pas dans le résultat.

Au second semestre, le groupe devrait cueillir le fruit des investissements aux USA. Mais la faiblesse du dollar et la piètre confiance du consommateur pourraient mettre des bâtons dans les roues.
Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.

 

Jusqu'ici Delhaize n'avait pas trop souffert de la crise ni de la faible confiance des consommateurs. Mais au premier semestre, alors que le chiffre d'affaires en devises locales a gagné 2,4 % (+3,9 % au deuxième trimestre), le résultat a perdu 0,6 % et le bénéfice opérationnel 8,6 %, suite au recul du dollar face à l'euro (-5,4 % en moyenne) et au recul de la marge bénéficiaire (due en partie aux baisses de prix de vente consenties).

 

Mais selon nous, la faiblesse des marges est temporaire. D'ici 2012, Delhaize devrait avoir épargné 500 millions (300 millions déjà économisés au 30/06). Ensuite, la reprise à présent finalisée de Delta Maxi dans le marché en croissance des Balkans réduira la dépendance aux USA et au dollar (qui ne représentera plus que ±60 % du chiffre d'affaires, contre ±66 % actuellement). Pour le second semestre, le groupe table sur une accélération du développement de son chiffre d'affaires et de son bénéfice, mais nous sommes devenus plus prudents et réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 5,66 EUR pour 2011 (contre 6 auparavant) et à 5,95 EUR pour 2012 (contre 6,38). Pour 2013, nous misons sur 6,43 EUR.

 

Cours au moment de l'analyse : 45,39 EUR

 

Le distributeur belge Delhaize exploite ±2800 magasins dans 6 pays : Belgique, Luxembourg, Grèce, Roumanie, Indonésie et enfin les USA qui assurent jusqu’ici quelque 70 % du chiffre d’affaires.

 

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