Analyse
Heineken : avertissement sur résultat il y a 6 ans - vendredi 26 août 2011

Le résultat semestriel confirme nos craintes. L’an 2011 sera terne et le potentiel bénéficiaire est limité.

Action chère malgré son récent recul.
Vendez.

 


Le résultat du premier semestre est médiocre, malgré la bonne météo du printemps en Europe (chiffre d’affaires : croissance interne de 3,3 %, bénéfice par action : +3,4 %, hors plus value). Le deuxième trimestre a été plus faible que le premier et l'activité de juillet et août déçoit; cela pèsera sur le bénéfice annuel. La stratégie dépend trop des réductions de coûts. Le groupe paie les erreurs de sa politique d'acquisition : pas de croissance en Europe occidentale (45 % des ventes), où il a acquis en 2007 les activités européennes de Scot-tish & Newcastle, perte de parts de marché au Mexique, où il a acquis Femsa Cerveza en 2010. Déjà pénalisé par le prix des matières premières, le groupe doit aussi relever ses coûts marketing. La stratégie axée sur les marques premium résulte sur une hausse des prix de vente moyens limitée à 1,1 %. Aussi, les baisses des coûts ne suffisent plus pour soutenir le profit. Le groupe dit qu’il lui faut encore un peu de temps de démontrer le bien-fondé de sa gestion et percer dans les pays émergents (Inde). Mais la hausse du dividende intérimaire (+15 %) nous semble insuffisante pour faire patienter l’investisseur. Nous réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 2,15 EUR pour 2011 (contre 2,40 EUR auparavant) et à 2,40 EUR pour 2012 (contre 2,70).

 

Cours au moment de l'analyse : 32,25 EUR

 

Le brasseur néerlandais Heineken s’est hissé à la deuxième place mondiale de son secteur (en termes de revenus) en faisant l’acquisition du mexicain Femsa Cerveza (après s’être renforcé les années auparavant en Europe, y compris de l’Est, et en Russie).

 


Partagez cet article