Analyse
La semaine en Bourse il y a 6 ans - lundi 12 septembre 2011

Les marchés boursiers continuent de broyer du noir. En Europe, les craintes d’une faillite de la Grèce et les dissensions au sein de la BCE ont entraîné un nouveau mouvement de panique.


Aux Etats-Unis, le discours du président Obama sur son plan de relance n’a pas enthousiasmé les Bourses : le S&P 500 et le Nasdaq ont perdu 1,7 % et 0,5 %.


En Europe, la perspective d’un défaut de la Grèce hante toujours les investisseurs, maintenant qu’il est certain que les objectifs budgétaires du pays seront manqués. En début de semaine passée, l’incapacité du pays à contrôler sa dette, la lenteur du processus de vote par les parlements nationaux de l’extension des moyens du Fonds de stabilité et le peu d’entrain des banques à participer au sauvetage ont déclenché la panique sur les Bourses. Les marchés ont à nouveau été emportés en fin de semaine, après la démission de l’économiste en chef de la BCE, sur fond de dissensions quant à la politique à mener par l’institution. Au final, le Stoxx Europe 50 a perdu 4,2 %, Milan, Madrid et Bruxelles abandonnant respectivement 6,9 %, 6,5 % et 4,6 %.


Les craintes sur le secteur bancaire (-6,8 %) restent vives : exposition de certaines banques à la dette souveraine et doutes quant à la capacité de certaines à se refinancer. Jetant de l’huile sur le feu, le gouvernement allemand prépare un plan d’aide à ses banques au cas où la Grèce ferait défaut. Les françaises BNP Paribas (-10,8 %) et Société Générale (-21,3 %) sont au centre des préoccupations. Conservez-les seulement si vous acceptez un risque très élevé.

La Bourse de Francfort a perdu 6,3 %, portant le recul depuis le début de l’année à 25 %, soit la plus forte baisse des pays européens hors pays périphériques de l’Europe. Le poids des valeurs financières et des secteurs sensibles à la conjoncture mondiale explique cette contre-performance, mais la cherté de la Bourse en 2010 a aussi entraîné des prises de bénéfices. A son niveau actuel, nous la jugeons correctement évaluée. Seules les actions Deutsche Lufthansa (-5 %) et Deutsche Post (-3,9 %), toutes deux sous-évaluées, méritent un achat.

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