Analyse
Lufthansa : avertissement sur résultats il y a 6 ans - vendredi 23 septembre 2011

Surprise : le groupe allemand, réputé pour respecter ses objectifs, lance un avertissement sur résultats. C’est décevant mais pas dramatique.

La sanction du marché nous paraît excessive.
Action bon marché.
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Jusqu’ici, nous misions sur la capacité de l’allemand à atteindre, ces deux prochaines années, un résultat opérationnel dépassant le record de 2008 (1,38 milliards d’euros). Mais voici qu’il nous surprend par l’ampleur du ralentissement de son activité transport de passagers, nous déçoit quant à sa capacité à redresser ses filiales déficitaires (British Midland et Austrian Airlines) et lance un avertissement sur son résultat 2011 : alors qu’il tablait sur un résultat opérationnel en hausse face à 2010 (876 millions d’euros), il vise moins haut à présent (mais toujours plus de 500 millions). Pour 2012, la situation reste incertaine. L’IATA prévoit de nouvelles baisses de profits (difficile à confirmer, vu la volatilité du prix du baril). Nous réduisons sensiblement nos prévisions de bénéfice par action, à 0,80 EUR pour 2011 (contre 1,30 auparavant) et à 0,90 EUR pour 2012 (contre 1,70), mais ne sommes pas alarmistes. La compagnie reste peu endettée pour le secteur et devrait rester bénéficiaire (ce qui n’est pas le cas des concurrents, pénalisés par des coûts structurels plus importants). Enfin, le groupe se montre réactif : il préfère vendre British Midlands plutôt que de miser sur un hypothétique redressement.

 

Cours au moment de l'analyse : 9,34 EUR

 

La compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa, une des plus grandes au monde, emploie plus de 100 000 salariés et réalise 74 % de son chiffre d’affaires dans le transport de personnes (plus de 90 millions de passagers en 2010). Outre l’enseigne Luthansa, elle exploite les enseignes Austrian Airlines, SWISS, British Midland et Germanwings et détient des participations dans Brussels Airlines, JetBlue et SunExpress. Elle est aussi présente dans la logistique (10 % de son chiffre d’affaires), l’entretien et la réparation des avions (9 %), la restauration (6 %) et les services informatiques (1 %).

 


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