Analyse
Secteur pétrolier : des actions pour la crise il y a 6 ans - mercredi 7 septembre 2011

Guère épargné par les problèmes économiques et politiques mondiaux, le secteur n’a pas pour autant perdu de son attrait.

Soutenues par le prix élevé du pétrole et la reprise de l’activité gazière, les entreprises du secteur pétrolier ont affiché des résultats en nette hausse au 1er semestre. De quoi compenser la baisse de production induite par les troubles dans plusieurs pays producteurs (Egypte, Libye, Syrie, …). Nous nous attendons donc à des résultats et dividendes en hausse pour 2011 et 2012, et relevons nos prévisions.

 

Prix du baril : pas de panique

Malgré les craintes pour l’économie occidentale, les besoins en énergie en Asie (Chine en tête) restent forts. Le prix du baril de pétrole (celui coté à New York) devrait ainsi se maintenir au-delà de 70 USD, le minimum pour que les investissements soient rentables. Et même si nous n’excluons pas un recul ponctuel, les investissements ne sont pas menacés. De plus, l’OPEP nous semble désormais mieux à même de faire face à une baisse des prix que lors de la précédente crise. Nous tablons à terme sur un baril à plus de 100 USD.

 

Liquidités élevées

Le matelas de sécurité des sociétés pétrolières est très épais et l’actionnaire ne peut que s’en réjouir. Outre le fait de constituer un rempart en cas de problème majeur, cette manne permet aussi aux entreprises de poursuivre leurs investissements et peut servir à maintenir la distribution aux actionnaires d’une part importante des bénéfices (dividendes ou rachats d’actions).

 

Nos conseils

Si notre stratégie reste globalement orientée vers les secteurs défensifs (pharma, biens de consommation…), le secteur pétrolier peut aussi constituer une alternative en ces temps de crise. Il n’est pas cher, le rendement sur dividende est élevé (moy. de 5 % brut) et les perspectives de croissance sont sous-évaluées.

 

Nos favoris (les meilleur marché) sont Chevron et Royal Dutch Shell, avec un rendement élevé et des coûts d’extraction parmi les plus faibles du secteur. Nous conseillons aussi Repsol et BP, mais attention au niveau de risque élevé pour cette dernière. Vous pouvez par ailleurs conserver Exxon Mobil, Total et Eni, dont les perspectives sont déjà intégrées dans les cours.

 

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