Analyse
Secteur télécom : l’attrait du dividende il y a 6 ans - mardi 20 septembre 2011

Compte tenu des incertitudes actuelles sur la croissance économique et du niveau faible des taux d’intérêt, nous privilégions actuellement les secteurs à haut rendement sur dividende.

Les télécoms tiennent le haut du pavé dans ce domaine. Malgré d’indéniables qualités défensives, les télécoms n’ont pas échappé au recul boursier. Les actions du secteur sont globalement sous-évaluées et méritent une place en portefeuille.

Une croissance en berne

La plupart des opérateurs télécoms peinent depuis plusieurs années à augmenter leurs chiffres d’affaires et profits. La plupart des acteurs sont essentiellement actifs sur des marchés matures et ceux qui ont tenté l’aventure des pays émergents n’ont pas souvent rencontré le relais de croissance escompté (ex : déconvenue de Vodafone en Inde). En outre, une grande part des gains générés par le développement de l’internet mobile (smartphones, tablettes) échappe aux opérateurs télécoms au profit de concurrents du secteur technologique comme Apple ou Google. De plus, la réglementation se durcit dans le secteur (baisse des tarifs de roaming) et plombe la rentabilité.

Rapprochements à attendre ?

Face à ces défis, les opérateurs télécoms se concentrent sur la réduction des coûts pour préserver la rentabilité et encore générer d’importantes liquidités, à redistribuer aux actionnaires. Cela passe notamment par une collaboration accrue entre acteurs (partage d’infrastructures, plate-forme commune de vente d’applications mobiles). Une relance des fusions et acquisitions ne semble toutefois pas à l’ordre du jour, vu les problèmes de concurrence et de l’attachement des pays à leurs symboles nationaux.

Nos conseils

Malgré la faiblesse des perspectives de croissance bénéficiaire, le secteur reste bon marché, en grande partie grâce à des rendements sur dividendes qui devraient rester élevés, du moins à court et moyen terme. (5,2 % actuellement au niveau mondial).

Nos favoris sont Vodafone et Telefonica, bon marché et bien implantés dans les pays émergents.
Achetez aussi AT&T et France Telecom ainsi que Telesp et Telecom Italia, plus risqués.

 

Partagez cet article