Analyse
Ne capitulez pas ! il y a 5 ans - mercredi 26 octobre 2011

L’incertitude paralyse les investisseurs de long terme et laisse le champ libre aux spéculateurs. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras.

Alors que les sociétés, essentiellement américaines, publient leurs premiers résultats trimestriels, les perspectives pour 2012, voire 2013, suscitent beaucoup d’interrogations. L’enlisement des économies occidentales et le ralentissement des économies émergentes rattrapent peu à peu les entreprises, qui voient leur rentabilité mise sous pression.

 

Pour éviter de devoir prendre des mesures en urgence comme en 2008-2009, les entreprises anticipent la dégradation des affaires, au prix parfois de lourdes conséquences sociales. Philips, qui peine à céder ses actifs déficitaires dans la télévision, va supprimer 4 500 emplois. ArcelorMittal fermera prochainement sa phase à chaud à Liège. Danone cherche à céder ses actifs dans l’eau pour conserver ceux promis à plus de croissance. Outre-Atlantique aussi, les entreprises défendent leur rentabilité, quitte à modifier substantiellement leur organisation. Abbott Laboratories annonce sa scission en deux sociétés cotées pour mieux valoriser ses actifs aux stratégies et besoins différents. Kraft, McGraw-Hill et Hewlett-Packard avaient déjà annoncé auparavant ce type d’opération. Ces diverses restructurations seront-elles suffisantes pour permettre aux actions de poursuivre leur rebond (+14 % pour le Stoxx Europe 50 depuis le plus bas de fin septembre) ? Permettront-elles de combler les 23 % qui nous séparent encore des sommets de mi-février ? Non, si elles ne s’accompagnent pas d’un règlement du problème des dettes souveraines en Europe. Si l’Europe ne sort pas de cette crise, la hausse récente risque de retomber sous son propre poids. Ce sont alors les marchés européens qui souffriraient le plus, eux qui ne peuvent se prévaloir d’une décote et qui sont plus volatils qu’aux USA.

 

L’incertitude actuelle paralyse les investisseurs de long terme et laisse le champ libre aux spéculateurs, mus par les rumeurs. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Si vous êtes prêts à assumer le risque lié aux actions et à accepter leur volatilité, mettez à profit le recul des valeurs les plus solides pour vous constituer un capital à bon prix. L’investisseur peut toujours faire une place dans son portefeuille au marché américain. La décote qui pèse sur ces valeurs locales est trop forte au vu des indéniables efforts de restructuration et de leur capacité à grappiller des parts de marché au niveau mondial. Reportez-vous à notre portefeuille de base pour une stratégie d'investissement diversifiée.

 

Partagez cet article