Analyse
Schneider : changement de conseil il y a 6 ans - lundi 24 octobre 2011

Depuis notre précédent conseil de vente, le 16 juin dernier, l’action a perdu plus de 25 %, alors que l’indice européen n’a perdu que 11 %.

L'action devient correctement évaluée.
Ne vendez plus.
Conservez.

 


Enfin rattrapé par la crise, le spécialiste français du matériel électrique se voit contraint, pour la deuxième fois cette année, de revoir à la baisse ses objectifs pour 2011. De 15,5 % de marge opérationnelle, il est ainsi passé à 15 %, puis à 14 %. Des niveaux toujours très corrects, mais qui marquent un durcissement dans ses affaires. Si les objectifs de progression du chiffre d’affaires sont maintenus (entre 6 et 9 %) grâce aux hausses de prix réussies, l’inflation des coûts (énergie, matières premières, main-d’œuvre,…) pèse sur la rentabilité. Pour contrer ses effets, Schneider va instaurer un plan d’économies, mais celui-ci aura un coût à court terme (réorganisation, licenciements,…). A moyen terme, le groupe devra procéder à l’intégration des 13 acquisitions réalisées ces 18 derniers mois. Des charges de restructuration sont donc à prévoir. Nous abaissons nos prévisions de bénéfice par action de 3,54 EUR à 3,27 EUR pour 2011 et de 3,72 EUR à 3,49 EUR pour 2012 (en septembre, le titre et donc le bénéfice par action ont été divisés par deux). Malgré le recul des derniers mois, l’action n’est pas devenue bon marché. La qualité du bilan et la confiance dans le management constituent des supports pour l’action.

 

Cours au moment de l'analyse : 42,16 EUR

 

Schneider est un groupe français actif dans les systèmes de distribution électrique (58 % du chiffre d’affaires), les automatismes et les systèmes de contrôle (27%), etc. Il est présent en Europe (34 % des revenus), en Amérique du Nord (24 %), en Asie Pacifique (24 %) etc... Ces derniers mois, il a procédé à de nombreuses acquisitions.


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