Analyse
Secteur de la chimie : prudence ! il y a 5 ans - mercredi 19 octobre 2011

Les cours des actions du secteur chimique ont fortement chuté depuis la crise de cet été. Pas assez cependant pour rendre le secteur suffisamment attractif d’un point de vue valorisation. La prudence est d’autant plus de mise que les fortes incertitudes économiques actuelles pourraient nous amener à réduire davantage nos prévisions bénéficiaires.

Un bon premier semestre

Les résultats du 1er semestre devraient permettre aux sociétés chimiques de présenter de bons chiffres pour 2011. Les volumes globalement soutenus et la hausse des prix de vente ont en effet permis de plus que compenser la flambée des matières premières.

 

Des perspectives assombries

Le rebond né en 2010 et poursuivi au 1er semestre 2011 s’essouffle cependant. Un ralentissement de la croissance de la chimie est attendu pour le second semestre et les nuages noirs s’amoncellent pour 2012. La montée du chômage suite aux restructurations engagées lors de la crise 2008-2009, la croissance économique plus faible qu’attendu au 2ème trimestre en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que la multiplication des plans de rigueur en Europe engendrent de fortes craintes quant aux perspectives économiques. Même la croissance des pays émergents, à l’image de la Chine, devrait ralentir. Du coup, l’incertitude est grande pour les secteurs de la construction et de l’automobile, premiers clients du secteur chimique. Même si nous tablons toujours sur une croissance bénéficiaire, nous avons réduit nos prévisions pour 2012. Et la situation pourrait encore empirer.

 

Notre sélection d’actions

BASF devrait tout de même profiter de la relance de sa production d’hydrocarbures en Libye. La division plastique de Bayer est appelée à souffrir, mais la pharmacie et l’agrochimie aideront à résister. DuPont  devrait aussi tirer parti de la croissance de son agrochimie. Le bénéfice par action de Solvay va augmenter suite au rachat de son concurrent Rhodia. Tessenderlo a réduit son exposition cyclique avec la vente des activités chlore/Alcali, mais la chimie minérale pourrait rechuter si la situation devenait comparable à celle de 2009. Enfin, Air Liquide jouit de sa présence dans les gaz, plus résistants aux aléas économiques.

 

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