Analyse
Transcom : augmentation de capital il y a 6 ans - vendredi 21 octobre 2011

L'annonce d'une augmentation de capital a entraîné la chute du cours (-20 % sur une journée).

Malgré la dégringolade des derniers mois (-70 % depuis notre conseil de vente), nous ne modifions pas notre conseil.
VENDEZ.

 

Après de lourdes pertes au deuxième trimestre (-0,38 EUR par action), Transcom enregistre de nouveau des résultats dans le rouge. Aux charges de restructuration attendues s'ajoute une charge fiscale importante non récurrente qui amène le groupe à publier une perte de 0,31 EUR. Hors coûts de la restructuration, la rentabilité progresse un peu, mais pas suffisamment pour nous rassurer sur la capacité du groupe à affronter la crise. En effet, les revenus reculent de 1,2 % par rapport au trimestre précédent et de 8,2 % par rapport à l'année dernière. Ce sont surtout les perspectives pour 2012 qui nous inquiètent. La baisse de l'activité de ses clients (notamment le secteur financier) et leurs objectifs en matière de réduction des coûts pèseront sur les résultats du groupe. La baisse des coûts, en cours, est certes essentielle en cas de difficultés, mais elle ne remplace pas la croissance des revenus. Transcom ne dispose pas de la latitude pour augmenter ses prix. La dégradation de l'activité et les pressions de ses banquiers poussent Transcom à augmenter fortement son capital pour renforcer ses fonds propres. Pour l'heure, nous ne modifions pas nos estimations bénéficiaires.

 

Cours au moment de l'analyse : 4,50 SEK

 

Transcom WorldWide est le spécialiste suédois de la relation client. Il réalise 86 % de son chiffre d'affaires dans l'externalisation des relations clients. Il gère et développe les portefeuilles clients des entreprises via 75 centres d'appels répartis dans 30 pays : recherche de nouveaux clients (télémarketing), amélioration de la fidélité, hot lines… Il est aussi présent dans les services juridiques, les études de marché et les traductions. Ses principaux clients sont les secteurs télécom (Vodafone, Orange, BT…, 63 % du revenu) et financier (Santander, American Express, HSBC…, 15 %).

 

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