Analyse
La semaine en Bourse il y a 5 ans - lundi 14 novembre 2011

Au terme d’une semaine plombée par les incertitudes autour de l’Italie, la démission annoncée de Berlusconi et des indicateurs économiques américains jugés positifs ont permis aux Bourses de clôturer légèrement dans le vert.


• La défiance persistante des investisseurs vis-à-vis de la dette italienne a poussé le taux à 10 ans à un pic de 7,5 % en séance en milieu de semaine passée. Vu le poids de la dette italienne dans les comptes des institutions financières, un défaut aurait de lourdes conséquences (voir Focus p. 11). Ces tensions interviennent dans un contexte négatif, alors que l’accord européen signé à Bruxelles fin octobre tarde à se concrétiser. Les investisseurs se sont détournés des placements à risque, ce qui a pesé sur les Bourses la majeure partie de la semaine. L’embellie de vendredi, aidée par des indicateurs américains jugés positifs, a toutefois permis aux Bourses de clore la semaine dans le vert. Le Stoxx Europe 50 a gagné 0,4 %. Milan et Bruxelles ont bondi de 2,8 % et 1,9 %. Aux Etats-Unis, le S&P 500 a grappillé 0,8 %. Tout au long de la semaine, les valeurs dépendant de la croissance économique ont été volatiles, telles les matières premières (-2,3 %), le pétrole (+0,8 %) et la construction (-2,1 %). Les secteurs défensifs comme la pharmacie (+0,7 %) ou les télécoms (+0,7 %) se sont bien tenus.


• La saison des résultats trimestriels s’est (quasi) achevée sur des résultats honorables dans la plupart des cas. Mais après la forte hausse des derniers trimestres, les derniers résultats ont été moins spectaculaires. On retiendra la grande circonspection des entreprises quant aux profits en 2012. Le management industriel, encore confiant il y a quelques mois, se montre même pessimiste. Après Philips (-2,9 %, vendez) et Schneider (+2,5 %, conservez), c’est au tour de Siemens (-0,7 %, vendez) d’afficher son inquiétude pour l’exercice 2011/2012. L’italien Pirelli (+14,5 %, vendez) se montre un peu plus confiant après avoir relevé ses objectifs, mais se dit prêt à réduire ses coûts si nécessaire.

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