Analyse
Referendum Grec : des Bourses en mode panique il y a 5 ans - mercredi 2 novembre 2011

L'annonce surprise du referendum grec sur le plan de sauvetage européen est un sérieux coup de massue sur les investisseurs.

L'annonce du referendum grec, prévu pour le 4 ou le 5 décembre, introduit une dose massive d'incertitude dans la stratégie européenne de sortie de crise. Même si le plan concocté aux forceps la semaine dernière a vite révélé ses imperfections et ses zones d'incertitude, il avait le mérite d'être sur la table et d'offrir un cadre.
Et que se passera-t-il si le gouvernement grec est désavoué (ce qui pourrait déjà avoir lieu ce vendredi lors d'un vote de confiance au parlement) ?
Le risque de contagion aux autres pays périphériques refait en outre surface. L’Italie est le prochain grand enjeu de cette crise. Les taux à 10 ans, déjà à 6 %, y ont accentué leur hausse.

 

Pour l'heure, les questions sont nombreuses. Quelle question sera posée lors du référendum ? Quelle sera la réaction des pays émergents, sollicités par une Europe divisée pour les aider à financer le Fonds de Stabilité ? Si le gouvernement de Papandréou est désavoué, la Grèce sortira-t-elle de la zone euro ?

 

Les Bourses mondiales ont fortement reculé mardi. Le marché italien a chuté de 6,8 % et Bruxelles abandonnait 3,7 % à la clôture. Les valeurs financières ont lourdement reculé, surtout les françaises très exposées à la Grèce comme BNP Paribas (-13,1 %), Crédit Agricole (-12,5 %) et Société Générale (-16,2 %). Mais les valeurs moins exposées ont aussi mordu la poussière : Deutsche Bank a perdu 6,6 %, et Barclays 9,5 %. Si les Grecs répondent « non » au référendum, le défaut de paiement du pays ne pourra plus se faire que de manière désordonnée, avec de lourdes conséquences en cascade. La question du défaut des dettes privées ajoute une dose supplémentaire d’incertitude pour une partie du secteur bancaire.

 

Le plan européen de sortie de crise est compromis, alors que l’environnement économique s'enfonce dans le pessimisme (ralentissement économique mondial, perspectives maussades pour nombre d'entreprises occidentales, fragilité du secteur financier...). Le rally boursier des dernières semaines vient de toucher à sa fin. La volatilité persiste.

 

Aussi nous conseillons vous de diversifier vos placements obligataires en couronne danoise et en couronne suédoise, deux devises solides.

 

Coté actions, privilégiez les actions américaines bon marché, moins volatiles que les européennes. Privilégiez les secteurs plus défensifs comme la pharmacie, les télécoms et les biens de consommation.

 

Fractionnez vos ordres pour être moins affecté par la volatilité et vendez les placements que vous considérez comme trop risqués.

 

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