Analyse
E.ON est toujours dans l’ornière il y a 5 ans - vendredi 16 décembre 2011

Face au déclin du nucléaire, le groupe allemand doit se repenser. Le chemin sera long et le contexte peu porteur.

L’incertitude est déjà intégrée dans le cours. Action correctement évaluée.
Conservez.

 

Après l’arrêt précipité de deux centrales nucléaires et la fin programmée pour les quatre autres, le groupe doit faire face à la crise économique. Les gouvernements européens font pression pour maintenir les prix de l’électricité inchangés, tandis que ses coûts continuent à grimper. Pour le manque à gagner, E.ON doit inscrire des provisions pour 3 milliards d'euros supplémentaires et le résultat du groupe s’en ressent. Ajoutez à cela une dette de moins en moins supportable puisqu’elle atteint 100 % des fonds propres, laissant supposer une hausse des charges financières pour les années à venir. Face au recul brutal de l’activité, le groupe envisage une reconversion vers le renouvelable. Mais l’investissement sera lourd et la concurrence rude. Reste le gaz qui, fin 2010, représentait encore 35 % de sa production d’énergie (contre 26 % pour le nucléaire). Nous restons positifs sur cette source d’énergie qui devrait voir sa demande (ainsi que ses prix) fort augmenter à moyen terme. Le groupe maintient ses objectifs de dividende à 1 EUR pour cette année. Pour les suivantes, nous sommes plus prudents. Nous abaissons nos prévisions de bénéfice par action à 0,31 EUR en 2011 (contre 1,31 EUR précédemment) et à 1,52 EUR en 2012 (contre 2,04 EUR).

 

Cours au moment de l'analyse : 16,34 EUR

 

E.ON est un groupe allemand, numéro un mondial dans les services aux collectivités. Actif à la fois dans l'électricité et le gaz ainsi que dans le nucléaire, il est le deuxième producteur d’électricité au Royaume-Uni et est aussi bien implanté aux Pays-Bas, en Scandinavie, en Suisse et en Russie.


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