Analyse
Bonne année ? il y a 6 ans - jeudi 5 janvier 2012

Nous vous souhaitons une bonne année, une bonne santé… et une bonne dose de patience !

L’année qui vient de commencer s’annonce difficile pour les résultats des entreprises occidentales avec des résultats au mieux maussades. Telefonica a ainsi d’ores et déjà annoncé une baisse de son dividende, alors qu’Oracle a fait état d’une baisse des ventes de matériel informatique. Quant au prestataire de services informatiques Logica, il parle d’un ralentissement de la demande. Autant de nouvelles qui laissent augurer une réduction et/ou un report des investissements des entreprises, du moins en début d’année.
Les révisions des perspectives bénéficiaires se sont donc multipliées ces derniers temps, surtout au niveau des banques, des matières premières et de l’automobile, ces deux derniers secteurs étant plus particulièrement exposés à la récession attendue en Europe. Les révisions à la baisse des profits sont par contre marginales pour la santé, l’alimentation et les biens de consommation.

Outre les revenus, les regards se tourneront aussi vers la capacité des sociétés à se procurer les ressources financières essentielles à l’activité. Celles-ci risquent de se faire rares si les banques persistent dans leur politique de restriction du crédit. Le risque de voir les coûts de financement augmenter est donc réel, mais pour amortir ce choc, les entreprises se refinanceront à des échéances plus courtes et pourront compter sur un épais matelas de liquidités, ce qui évitera de passer, comme en 2009, en mode panique si la situation se dégrade encore.

 

Selon nous, la première moitié de l’année devrait donc, à l’image des derniers mois, être très volatile sur fond de crise souveraine toujours pas stabilisée. Du côté des entreprises, nous nous attendons à un flot de nouvelles négatives pour les résultats du quatrième trimestre 2011 et surtout du premier semestre 2012, ce qui ne sera toutefois pas forcément négatif sur les Bourses, une grande partie des mauvaises nouvelles étant déjà intégrée dans les cours. Nous devrions ensuite avoir une idée plus claire de la gravité de la crise européenne, de l’état des économies chinoise et brésilienne, de l’évolution de la consommation aux Etats-Unis… à la fin du premier semestre.

S’il apparaît que le plus gros des mauvaises nouvelles est derrière nous, l’appétit pour le risque pourrait revenir et soutenir la hausse des Bourses et nous pourrions revenir plus agressivement sur les valeurs cycliques trop sanctionnées. D’ici là, nous vous souhaitons une bonne année, une bonne santé et une bonne dose de patience !

 

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