Analyse
Pourquoi diviser une action ? il y a 5 ans - mercredi 18 janvier 2012

Le holding Texaf, spécialisé dans les investissements au Congo, va procéder bientôt (sous réserve de l’approbation de ses actionnaires) à la division de son action. Pourquoi des sociétés prennent-elles de temps à autre une telle décision ?

Ni plus ni moins

Texaf, coté à Bruxelles, est un holding focalisé sur le Congo et axé sur trois piliers : les carrières, la construction et l’entretien de berlines pour les mines et l’immobilier. Le groupe convoque une assemblée générale extraordinaire le 9 février pour proposer la division de son action en 10. Si les actionnaires donnent leur approbation (ce qui sera plus que probablement le cas), ils détiendront après l’opération 10 fois plus de titres Texaf qu’avant, mais dont la valeur unitaire sera 10 fois moindre.

 

Si par exemple un actionnaire détient 100 actions Texaf et que le cours du jour précédant la division est de 184 EUR, la valeur totale de son avoir à ce moment sera alors 18 400 EUR. Après la division, il possédera 1 000 actions, mais dont la valeur sera alors de 18,40 EUR, de sorte que son avoir total sera toujours de 18 400 EUR. La division d’une action ne vous rend donc ni plus riche, ni plus pauvre.

Liquidité

En procédant ainsi, Texaf suit la trace de bien d’autres sociétés qui ont avant elle procédé à la division de leur action. C’est notamment le cas de Colruyt (division en 5), D’Ieteren (en 10), Bekaert (en 3) et Umicore (en 5). Pour toutes ces actions, le cours avant la division était supérieur à 100 EUR, une limite psychologique qu’on préfère apparemment ne pas dépasser. En divisant son action, la société cherche à la rendre plus attrayante pour le petit investisseur, à en favoriser la liquidité et les possibilités de négociation. Car il semble que le petit investisseur achète plus volontiers une action dont le cours est peu élevé et associe (à tort !) un cours élevé à la cherté de l’action.

Enfin, la division de Texaf aura aussi un impact direct sur les détenteurs de titres physiques de cette société. Car les nouvelles actions ne seront plus matériellement livrables. Elles devront obligatoirement être déposées sur un compte-titres, ou alors être nominatives (actionnaire inscrit directement dans les registres de Texaf).

 

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