Analyse
Transcom : pas gagné il y a 5 ans - vendredi 6 janvier 2012

La crise du groupe nécessite une restructuration énergique.

Le management y parviendra-t-il ? L'action est chère malgré sa chute.
VENDEZ.

 

L'augmentation de capital à laquelle vient de procéder Transcom (500 millions de couronnes danoises pour une capitalisation de 600 millions) va soulager les finances du groupe, qui souffre d'un excès de dette et d'une activité en grande difficulté. Le chiffre d'affaires a ainsi reculé de près de 7 % sur les trois premiers trimestres de 2011, tandis que les charges de restructuration ont fait plonger les résultats dans le rouge. Transcom est-il maintenant enfin sur le chemin de la croissance ? Le doute est permis, car la probabilité d'une amélioration du chiffre d'affaires demeure faible, au regard des perspectives de l'économie occidentale. Dans ces conditions, nous nous garderons de tout excès d'optimisme à l'horizon 2013. Plus largement, la stratégie de Transcom doit selon nous être précisée, une tâche lourde à laquelle doit s'atteler le nouveau directeur général. Le rapatriement du siège du Grand-Duché de Luxembourg vers la Suède est un premier pas. Il dépassera le stade de simple symbole s'il permet d'améliorer la gestion du groupe et la prise de décisions. En attendant, nous tablons sur une perte par action de 6,20 SEK pour 2011 et un bénéfice par action de 0,09 SEK en 2012 et de 0,15 SEK en 2013 (la progression provenant essentiellement de baisses de coûts).

 

Cours au moment de l'analyse : 0,48 SEK

 

Transcom WorldWide est le spécialiste suédois de la relation client. Il réalise 86 % de son chiffre d’affaires dans l’externalisation des relations clients. Il gère et développe les portefeuilles clients des entreprises via 75 centres d’appels répartis dans 30 pays : recherche de nouveaux clients (télémarketing), amélioration de la fidélité, hot lines… Il est aussi présent dans les services juridiques, les études de marché et les traductions. Ses principaux clients sont les secteurs télécom (Vodafone, Orange, BT…, 63 % du revenu) et financier (Santander, American Express, HSBC…, 15 %).

 

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