Analyse
La semaine en Bourse il y a 5 ans - lundi 27 février 2012

« Prudence » semble être le maître-mot auquel se sont raccrochés les investisseurs la semaine dernière.

• Après la publication de nombreux résultats de sociétés, essentiellement européennes, pour le 4ème trimestre 2011, nous ne pointons pas de grosses déceptions dans les chiffres annoncés, pas plus que dans les perspectives pour début 2012. Sur les 211 sociétés au sein de l’indice Stoxx Europe 600 ayant déjà publié leurs résultats annuels, 108 ont déçu les attentes des investisseurs, alors que 91 les ont dépassées. Des chiffres qui tendent à indiquer une fin d’année difficile. Quant aux perspectives, elles restent très prudentes, mais en l'absence de nouvelles très sombres, elles sont perçues plutôt positivement.
Prudence également après l’accord européen sur le plan de sauvetage de la Grèce, rapidement digéré. Les marchés ont acheté la rumeur (on spécule sur les chances de succès) et vendu la nouvelle (on se retire après signature d’un accord). Une figure classique en Bourse.

• Si, au final, le Stoxx Europe 50 a cédé 0,7 % (-0,9 % pour Bruxelles), les marchés américains se sont montrés mieux orientés, avec un gain de 0,4 % pour le Nasdaq et de 0,3 % pour le S&P 500, sur fond de lente amélioration de l’économie américaine. A 1 365 points, le S&P 500 n’est plus qu’à 6 % de son sommet du 3 janvier 2008. Les mesures prises par des géants de la cote comme Procter & Gamble (+2,8 %, achetez) pour améliorer leur rentabilité ont nourri la progression des indices. Résultats décevants par contre pour Dell (-4 %) et HP (-10 %) qui souffrent de la morosité du marché mondial des PC (-1,4 % au dernier trimestre).

• Trois géants européens du secteur télécom, (-1,8 %), Telefónica (-1,4 %, achetez), Deutsche Telekom (-1,7 %, vendez) et France Télécom (+2,7 %, achetez), ont publié leurs résultats annuels. Comme attendu, ils sont de piètre qualité, avec un dernier trimestre dans la lignée des précédents. Sur l’année 2011, le recul du résultat opérationnel va de 2 % chez Telefónica à 5 % chez France Télécom. Et les perspectives affichées pour 2012 ne sont guère réjouissantes. Dans ce contexte difficile et pour préserver sa situation financière, France Télécom a annoncé à son tour une baisse du dividende en 2012. Malgré tout, les rendements bruts sur dividendes restent très élevés et sont le principal attrait d’un secteur en panne de croissance.

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