Analyse
Le retour des OPA ? il y a 6 ans - mardi 21 février 2012

Il faudra selon nous attendre le second semestre 2012, voire 2013.

En 2011, pour la première fois, l’Europe a été la région la plus attractive pour les investissements chinois. Un mouvement qui devrait perdurer, tant sont profondes les réserves de cash de la Chine et l’Europe accueillante. A l’origine tournées pour l’essentiel vers les matières premières, les entreprises chinoises se tournent de plus en plus vers les productions à haute valeur ajoutée comme les hautes technologies, la chimie, le luxe ou l’énergie, comme l’illustrent les 21 % détenus dans le portugais EDP. D’autres asiatiques ne sont pas en reste. Les sociétés coréennes comme Samsung, par exemple, voient dans la crise européenne l’opportunité de faire main basse sur des actifs décotés et de réduire leur dépendance à l’économie locale.
En Europe et aux Etats-Unis, en dépit d’un trésor estimé entre 2 000 et 3 000 milliards de dollars, les entreprises semblent opter quant à elles pour l’immobilisme. La détente constatée sur le marché obligataire américain est mise à profit par les géants de la cote pour se refinancer à de très bonnes conditions (IBM, Procter & Gamble, McDonald’s…).
Outre la baisse du coût de la dette, ces opérations permettent de (re)constituer un trésor de guerre pour financer le développement ultérieur ou les programmes de rachat d’actions. Un facteur de soutien pour les Bourses ces dernières semaines. Mais la crise 2008/2009, la perspective d’une récession en 2012 et, surtout, la crainte d’une crise financière ont amené les entreprises à non seulement réduire leurs investissements, mais aussi à moins distribuer de cash à leurs actionnaires. Malgré l’amélioration du climat boursier permise par l’intervention des banques centrales pour éviter une crise des liquidités, les entreprises occidentales se gardent d’annoncer des opérations de rachat de grande envergure.

 

Hormis l’offre de Glencore sur Xstrata, récemment concrétisée, il faudra selon nous attendre le second semestre 2012, voire 2013, pour assister au retour des rachats en Bourse.

 

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