Analyse
Aviva : nous ne suivrons plus l'action il y a 5 ans - vendredi 9 mars 2012

Les perspectives se détériorent. Nous réduisons nos prévisions bénéficiaires à long terme.

L’action est devenue chère. Nous ne la suivrons plus.
Vendez.

 

Après une fin 2011 difficile, la solidité d’Aviva s’est raffermie ces dernières semaines, grâce à la remontée des Bourses et à la détente sur les taux. Mais sans faire jeu égal avec la plupart des concurrents. Cette meilleure solidité éloigne certes la menace d’une prochaine baisse du dividende (26 p. brut pour 2011), mais nous réduisons néanmoins nos prévisions à ce niveau, à 27 p. brut pour 2012 (contre 29) et à 29 p. brut pour 2013 (contre 31), car la conjoncture économique en Europe pèsera plus que nous pensions sur les ventes d’assurance vie en Europe et au Royaume-Uni et, donc sur les profits d’Aviva.

 

Parmi les assureurs dont nous suivons l’action, Aviva est celui qui est le plus exposé aux marchés européens. En ce qui concerne le bénéfice par action, nous maintenons notre prévi-sion à 52 p. pour 2012 mais la réduisons à 54 p. pour 2013 (contre 57 auparavant). Nous réduisons aussi notre prévision de croissance du bénéfice à long terme. Compte tenu de ces chiffres et de la hausse de cours depuis début 2012 (+17 %), nous conseillons de vendre l’action et ne la suivrons plus.

 

Le secteur de l’assurance reste néanmoins intéressant. Réinvestissez dans Axa, Zurich Financial Services  ou encore Aegon si le risque (4) ne vous effraie pas.

 

Cours au moment de l'analyse : 357,40 pence

 

Aviva est un assureur-vie britannique, présent également dans la gestion de fonds et l’assurance non-vie. Il réalise 80% de son activité en Europe. Fin 2009, il a introduit en Bourse Delta Lloyd (banque et gestion des fonds aux Pays-Bas et en Belgique), dont il détient encore 58 %.



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