Analyse
L’année 2011 a été bonne pour les actions du secteur pétrolier il y a 5 ans - jeudi 1 mars 2012

Les dividendes vont augmenter. Les investissements aussi. Certaines valeurs sous-évaluées sont des opportunités. Le secteur a sa place dans votre portefeuille.

 

Contexte politique

L’instabilité politique s’avère favorable au pétrole. Après les révolutions arabes, ce sont les tensions avec l’Iran qui font grimper les cours (vu la crainte d’une pénurie, les consommateurs augmentent leurs stocks). Et si même la production a été plusieurs fois suspendue, l’impact a été minime.

 

Stratégie offensive

Ces dernières années, les compagnies ont bien investi : rachats de concurrents, recherches sismiques… Elles ont ainsi augmenté leur production, tirent le meilleur parti des niveaux élevés des prix du pétrole et ne sont guère affectées par les baisses ponctuelles. Leur marge bénéficiaire progresse et leur dette se réduit.

 

Perspectives

Pour l’année en cours, le contexte reste difficile (récession en Europe, ralentissement des pays émergents). Mais malgré cela, 2012 sera un bon cru, grâce aux prix élevés du baril et aux récentes nouvelles découvertes.
Nous tablons sur une hausse moyenne des bénéfices de 6 % et sur une nouvelle hausse des dividendes (taux de redistribution – dividende et rachat d’actions – de ±50 % du résultat net).

 

Et le gaz ?

Pour le plus long terme, le secteur doit tenir compte du recul inévitable des réserves de pétrole. Une bonne diversification dans le gaz est une issue, car le gaz est disponible en abondance (y compris dans des zones stables) et son coût d’extraction est attractif. Ses prix sont amenés à se reprendre.

 

Nos conseils

Les résultats 2011 ont profité de la hausse continue de la demande et de prix du baril bien supérieurs au coût de production (±75 USD). Nous restons positifs pour le secteur, malgré l’incertitude quant à l’économie mondiale et aux conflits du Proche Orient.

 

Notre favorite reste l’américaine Chevron, compte tenu notamment de sa présence au Brésil. Mais nous vous conseillons aussi l’achat de l’espagnol Repsol et du français Total, ou encore du britannique BP si le risque ne vous effraie pas.

 

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