Analyse
Bourse de Bruxelles : faut-il investir dans les sociétés « opéables ? » il y a 5 ans - mercredi 25 avril 2012

Le fait d’être une cible potentielle peut-il constituer à lui seul un argument pour justifier un investissement ?

Lorsqu’une société devient une cible potentielle pour un rachat de la part d’un tiers, son cours peut s’envoler. Mais ce n’est pas un argument justifiant à lui seul un achat. Aussi, nous évitons les valeurs biotechnologiques, cibles par excellence pour l’industrie pharma en cas de développement probant d’un produit. Nous ne sommes pas plus acheteurs de CFE (belles perspectives, mais titre correctement évalué et de Mobistar qui, depuis des années, font l’objet de rumeurs récurrentes de reprise par leur maison-mère (respectivement Vinci et France Télécom). N’achetez pas davantage Delhaize, dont les marchés évoquent depuis des années un rapprochement avec son concurrent Ahold. Dans la chimie, où les opérations de fusions et acquisitions s’accélèrent, la reconversion réussie en quelques années d’Umicore et ses excellents résultats dans le recyclage, qui profitent des prix élevés des métaux précieux, risquent d’attirer les convoitises. Option, toujours en très grande difficulté, pourrait aussi intéresser ses partenaires/concurrents (Huawei, ZTE,…) pour l’un ou l’autre de ses produits.

 

En fin de compte, seules trois de nos actions à l’achat nous paraissent être de réelles cibles : l’acteur de niche EVS – qui avait déjà fait l’objet d’une OPA avortée en 2003 –, Nyrstar dont le géant suisse Glencore possède déjà 7,8 % des actions et qui se profile clairement comme un consolidateur dans le secteur (offre récente sur Xstrata) et Picanol, où une offre de retrait n’est pas exclue, alors que le nouveau patron, après l’achat d’actions mi-2009 via une augmentation de capital, n’a cessé depuis d’asseoir sa position (il détient désormais près de 90 %).

 

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