Analyse
Capgemini : changement de conseil il y a 5 ans - jeudi 5 avril 2012

Les espoirs de reprise économique et la publication de résultats annuels supérieurs aux attentes ont permis au cours de se reprendre, après sa sévère chute de l'été 2011.

Exagérément selon nous. L'action est désormais surévaluée. Ne conservez plus.
VENDEZ.

 

Les nombreuses mesures de restructuration menées ces dernières années portent enfin leurs fruits. Le chiffre d'affaires et la marge opérationnelle semblent désormais en mesure de progresser de concert. Le recours croissant à une main-d'œuvre bon marché dans les pays émergents y est pour beaucoup (38 % des embauches ont été réalisées en Inde en 2011). La marge opérationnelle est passée de 6,75 % en 2010 à 7,36 % en 2011 et la direction vise une nouvelle hausse en 2012. Néanmoins, le niveau cible de 10 % à moyen terme, pourtant inférieur à ce qui prévaut chez la plupart des géants du secteur comme IBM (conservez) et Accenture, nous semble trop optimiste. La forte présence du groupe sur le continent européen (±70 % du chiffre d'affaires), dont les perspectives de croissance sont limitées à moyen terme, le pénalise par rapport aux concurrents. Et les efforts déployés pour se développer dans de nouveaux métiers plus rentables et en dehors de l'Europe, e.a. par acquisitions, ne seront pas suffisants pour combler le retard accumulé depuis plusieurs années. Nous tablons sur un bénéfice par action de 2,60 EUR en 2012 et de 2,70 EUR en 2013.

 

Cours au moment de l'analyse : 31,30 EUR

 

Le français Capgemini offre à ses clients des services de conseils et d'externalisation d'activités informatiques. Avec environ 60 000 collaborateurs, le groupe est le leader européen et le cinquième acteur mondial du secteur des services informatiques (en termes de chiffre d’affaires).

 

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