Analyse
La semaine en Bourse il y a 5 ans - lundi 2 avril 2012

En l’absence d’actualité émanant des sociétés, les marchés ont de nouveau été animés par les interrogations des investisseurs sur la santé de l’économie mondiale. Les Bourses, surtout européennes, ont reculé.

• Aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage sont à leur plus bas niveau des quatre dernières années, mais ont moins reculé qu’attendu. Du coup, la banque centrale s’est déclarée prête à soutenir la croissance par une nouvelle phase de politique monétaire accommodante. Le S&P 500 a grappillé 0,8 %. Même après un bon premier trimestre (le meilleur depuis 14 ans, avec un S&P 500 en hausse de 12 %), la Bourse américaine garde nos faveurs.

• En Europe, sur fond de malaise social en Espagne, les taux d’intérêt à dix ans ont encore augmenté à Milan et Madrid. Malgré leurs déclarations optimistes, les décideurs politiques peinent à trouver la sortie dans la crise des dettes souveraines. C’est dans ce climat difficile que Standard & Poor’s a déclaré que la Grèce pourrait devoir restructurer de nouveau sa dette. Le Stoxx Europe 50 a reculé de 1,2 %.
Les marchés italien (-3 %) et espagnol (-3,2 %) ont souffert de la faiblesse de leurs valeurs financières comme Banco Popolare (-9,7 %) à Milan ou Santander (-4,4 % ; conservez) à Madrid. Le secteur bancaire européen a cédé 2,9 %.

• Le baril de pétrole a reculé de 1,4 % après que la France, les Etats-Unis et le Royaume Uni se sont déclarés prêts à utiliser des réserves stratégiques de pétrole pour contrer la hausse du prix du baril. Une baisse qui intervient dans un environnement moins tendu entre l’Occident et l’Iran. Le secteur pétrolier (-1,4 %) reste globalement sous-évalué. Chevron, notre favorite à l’achat, a gagné 0,7 %.

• Une fois digéré le ralentissement attendu du marché automobile en Chine, le secteur automobile a regagné 0,9 %. Mais la situation reste difficile en Europe, où Standard & Poor’s prévoit une baisse de 5 % du marché automobile en 2012. Daimler (conservez) et Volkswagen VZ (vendez) ont cédé respectivement 0,3 % et 0,5 %. Profitez de la faiblesse de Peugeot (-6,3 %) pour acheter cette action.

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