Analyse
Lafarge toujours à la diète il y a 5 ans - vendredi 6 avril 2012

La reprise d’Orascom a été un échec. Le groupe doit maintenant vendre des activités pour éponger ses dettes.

Action chère et assez risquée.
Vendez.

 

En 2011, sans la division plâtre, cédée fin d’année, le chiffre d’affaires a gagné 3 %. Le bénéfice a baissé de 28,3 % (à 2,07 EUR par action) et le dividende a été divisé par deux, à 0,50 EUR brut. Ce recul du bénéfice est dû e.a. aux frais de restructuration et à la dépréciation du goodwill (285 millions) en Grèce et aux Emirats arabes unis (d’autres amortissements sont possi-bles dans le futur; le bilan renferme 12,7 milliards de goodwill, les fonds propres ne sont que de 16 milliards !). Hors éléments exceptionnels aussi, le bénéfice opérationnel a perdu 8,9 %. Lafarge a pourtant réussi en 2011 à économiser 250 millions et à alléger son endettement de 2 milliards (la dette financière nette dépasse toujours les 12 milliards !). Cette année, le groupe entend encore désinvestir pour 1 milliard au moins, réduire les frais de 400 millions et limiter les investissements. Une nouvelle organisation par pays doit améliorer la productivité et favoriser la croissance interne. Lafarge escompte une hausse de la demande de ciment (+1 à 4 %), des volumes vendus (grâce aux pays émergents) et des prix de vente, ainsi qu’une hausse plus modérée des frais. Nous réduisons néanmoins notre estimation de bénéfice par action à 2,12 EUR pour 2012 (contre 3,10 auparavant) et à 2,25 EUR.

 

Cours au moment de l'analyse : 33,56 EUR

 

Le groupe français Lafarge, présent dans 64 pays, est un des leaders mondiaux de la production et la vente des matériaux de construction (ciment, bétons, granulats,...).

 

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