Analyse
BRIC : encore intéressants ? il y a 5 ans - mercredi 16 mai 2012

Depuis le 1er janvier 2008, les indices BRIC ont reculé en moyenne de 24 %, alors que le marché américain progressait de 16 %. Qu’en déduire ?

Chaque pays BRIC présente des caractéristiques différentes. Ainsi, si nous recommandons la Chine dans chacun de nos portefeuilles, nous ne recommandons la Russie, plus risquée, que dans le cadre d’un portefeuille dynamique à 20 ans.  Globalement, les marchés BRIC restent plus risqués que leurs homologues occidentaux. Toutefois, compte tenu des rendements offerts, ils trouvent leur place dans tout portefeuille diversifié.

Voyez aussi notre chapitre consacré aux pays émergents


Fin 2003, deux économistes de Goldman Sachs mettaient en avant le concept de BRIC, pour Brésil, Russie, Inde et Chine, quatre pays aux économies florissantes où il fallait investir. Un peu plus de huit ans plus tard, force est de constater qu’ils ont vu juste. Depuis le 1er janvier 2000, les Bourses BRIC ont progressé en moyenne (dividendes réinvestis) de 305 %, alors que dans le même temps, les marchés d’actions de la zone euro et des Etats-Unis ont tous deux perdu plus de 7 % !

Seulement voilà, depuis le début de la crise, le soufflé est retombé. A qui la faute ? Sans doute à l’accroissement de l’aversion au risque dans un contexte de crise, mais aussi à la croissance économique de ces pays, moins forte qu’attendu, même si elle reste supérieure à celles des pays occidentaux. Enfin, les perspectives alléchantes ne sont pas réservées aux seules entreprises locales et peuvent être captées par, notamment, leurs homologues occidentaux. Le secteur du luxe européen a par exemple tiré une part importante de sa croissance bénéficiaire de l’Asie.

Au final, les économistes de Goldman Sachs ont vu juste, non pas parce que la croissance boursière des pays BRIC est intimement liée à leur croissance économique, mais plus simplement parce que ces marchés étaient fondamentalement sous-évalués en 2000, quand tous les regards étaient tournés vers les valeurs technologiques.

 

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