Analyse
E.ON : bonne résistance il y a 5 ans - vendredi 11 mai 2012

Le cours a perdu 32,5 % depuis début 2011. Mais malgré la capacité de la résistance du groupe, nous ne conseillons pas l’action. D’autant que compte tenu du niveau de la dette et des incertitudes réglementaires, le risque reste élevé.

Action correctement évaluée.
Conservez.

 

Le résultat du premier trimestre souffre encore de l’arrêt brutal du nucléaire en Allemagne. Le bénéfice ne perd toutefois que 30 %, grâce à la réactivité du groupe (réorientation vers le charbon et l’énergie renouvelable). Les prix du gaz (matière première) ont été en partie renégociés avec Statoil et le budget alloué à l’exploration / production a été augmenté de 70 % (pour les énergies renouvelables il a été multiplié par 2,5). Des bonnes nouvelles bienvenues à l’heure ou E.ON et l’ensemble du secteur sont à la peine en Allemagne. Elles donnent confiance dans la capacité du groupe à se redresser. Mais, même si E.ON confirme ses objectifs de croissance pour les deux prochains exercices, nous restons prudents. Car E.ON cherche toujours un modèle de croissance, la crise économique pèse sur son résultat et la dette reste lourde (100 % des fonds propres). Nous sommes dès lors prudents dans nos estimations de dividende pour 2012 et 2013 (nous misons sur 0,70 EUR brut alors qu’E.ON annonce 1,10 EUR). Nous relevons nos prévisions de bénéfice par action à 1,36 EUR pour 2012 (contre 0,73 EUR auparavant) et à 1,57 EUR pour 2013 (contre 1 EUR).

 

Cours au moment de l'analyse : 15,73 EUR

 

E.ON est un groupe allemand, numéro un mondial dans les services aux collectivités. Actif à la fois dans l'électricité et le gaz. Il a été secoué par l’annonce par l’Allemagne de précipiter l’arrêt des centrales nucléaires. Le groupe se tourne de plus en plus vers les énergies alternatives.


Partagez cet article