Analyse
Faiblesse chronique de la Bourse belge : une occasion à saisir ? il y a 5 ans - vendredi 11 mai 2012

Plutôt bon élève jusqu’en 2006, la Bourse de Bruxelles a tendance à moins bien prester que la moyenne des Bourses européennes et mondiales depuis plus de cinq ans. Pourquoi ?

Plusieurs raisons expliquent la sous-performance de la Bourse belge.

 

D’abord la composition sectorielle. A la veille de la crise des subprimes en 2007, les valeurs financières représentaient plus de 50 % de la capitalisation boursière belge. Mais lorsque les actions bancaires se sont effondrées, la Bourse belge a littéralement fondu. Aujourd’hui, le poids des actions financières ne représente plus que 6 % ! Un avantage selon nous… Autres handicaps de la Bourse belge : le manque de valeurs cycliques d’envergure et surtout la sous-performance de quelques poids lourds comme GDF Suez, qui font que l’indice belge n’a rebondi que de 62 % depuis les planchers de mars 2009, contre plus de 100 % pour les Bourses mondiales. Si on ne tient pas compte de GDF Suez, la Bourse belge fait aussi bien.

 

Ensuite, le marché belge est relativement fermé. En moyenne, un tiers environ des actions des sociétés belges cotées sont dans les mains d’un actionnaire de contrôle. Une concentration qui laisse peu de place aux possibilités d’OPA hostiles et constitue le terreau idéal pour d’éventuels conflits d’intérêts.

 

Enfin, la Bourse de Bruxelles prise dans son ensemble n’est pas bon marché. Au niveau du rendement des dividendes (près de 4 % brut attendus pour l’exercice 2012), elle ne se différencie guère de ses consoeurs européennes. Mais sous l’angle des rapports cours/bénéfices, cours/cash-flow, cours/valeurs comptables…, la valorisation tourne clairement au désavantage du Belge. Il y a longtemps déjà que ne nous sommes plus séduits. Nous n’intégrons d’ailleurs les actions belges que dans notre portefeuille le plus dynamique à 20 ans, composé à 95 % d’actions, à titre de diversification seulement (5 % du portefeuille).

 

Cet avis plutôt négatif sur la Bourse belge ne nous empêche pas d’acheter certaines petites valeurs belges sous-valorisées.

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